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Affichage des articles dont le libellé est Actualité DIY. Afficher tous les articles
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 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

Il y a une image qu’on voit souvent dans les univers créatifs : celle de la personne inspirée en permanence. Les bureaux parfaitement rangés, les carnets remplis d’idées, les mains toujours occupées, les projets qui s’enchaînent naturellement.

Et puis il y a la réalité.

Les périodes où le moral baisse.
Les moments où l’on doute.
Les journées où ouvrir sa boîte de peinture, sortir sa machine à coudre ou commencer un projet semble demander une énergie immense.

Et finalement, je crois qu’on parle encore très peu de cela dans les univers créatifs.

Parce qu’on imagine souvent que créer est forcément réparateur.
Alors qu’en réalité, la relation entre créativité et émotions est beaucoup plus complexe.

Pour certaines personnes, créer devient presque un refuge lorsque tout va mal. Coudre, dessiner, tricoter, broder, peindre ou bricoler permettent de ralentir les pensées, de retrouver un rythme plus calme, de se concentrer sur quelque chose de concret. Les gestes répétitifs apaisent. Les matières rassurent. Le fait de fabriquer quelque chose avec ses mains redonne parfois une sensation de stabilité.

 

 


 

Certaines personnes traversent des périodes difficiles presque “à travers” leurs créations.

On le voit souvent dans les ateliers créatifs d’ailleurs. Il y a des gens qui arrivent tendus, fatigués, préoccupés… puis progressivement quelque chose se relâche pendant qu’ils créent. Les discussions deviennent plus douces. Le cerveau ralentit un peu. Le temps change de rythme.

Parce que dans un monde où tout pousse à accélérer, créer impose souvent l’inverse : rester là, concentré sur une seule chose à la fois.

Mais ce qui est important aussi, c’est de dire que tout le monde ne réagit pas ainsi.

Et que parfois, quand le moral n’est pas là… créer devient impossible.

Pas par manque d’envie.
Pas par manque d’idées.
Mais parce que la créativité demande aussi de l’énergie mentale.

Quand on traverse une période difficile, le cerveau passe souvent en mode “survie”. Les tâches simples deviennent compliquées. Choisir des couleurs peut sembler épuisant. Commencer un projet donne l’impression d’une montagne. Même regarder les créations des autres peut parfois devenir douloureux.

Et je crois qu’il est important de normaliser cela aussi.

 

 

 

On parle beaucoup du DIY comme d’un outil de bien-être — et cela peut l’être profondément — mais il ne faut pas transformer cela en nouvelle injonction. Ne pas réussir à créer pendant un moment ne veut pas dire qu’on a “perdu” sa créativité.

Parfois, le corps ou le cerveau demandent simplement autre chose.

Du repos.
Du silence.
Du vide.
Ou juste du temps.

Beaucoup de créatifs vivent une relation très émotionnelle à leur pratique. Les périodes d’élan créatif sont souvent intenses, joyeuses, presque euphorisantes parfois. Alors quand cette énergie disparaît, cela peut donner l’impression de perdre une partie de soi.

Comme si ne plus créer signifiait ne plus être “créatif”.

Alors qu’en réalité, la créativité continue souvent d’exister même dans les périodes de pause.

Elle change simplement de forme.

Parfois, on ne crée plus physiquement mais on observe davantage. On accumule des images Pinterest sans rien fabriquer. On regarde des matières. On lit. On marche. On collectionne des idées sans réussir encore à les transformer.

 

  

Et tout cela fait aussi partie du processus créatif.

Il y a d’ailleurs quelque chose qu’on oublie souvent : la créativité fonctionne énormément par cycles. Peu de personnes sont dans une production constante toute leur vie. Il existe des périodes très fertiles… et d’autres beaucoup plus silencieuses.

Et ces périodes silencieuses ne sont pas forcément vides.

Elles permettent parfois de se reconstruire intérieurement, de changer de regard, de retrouver l’envie autrement.

Je crois aussi qu’il faut accepter que créer puisse parfois être minuscule.

Dans certaines périodes, créer un énorme projet semble impossible. Mais choisir une jolie palette de couleurs, déplacer quelques objets sur une étagère, coller une image dans un carnet, arroser des plantes, faire un bouquet ou simplement allumer une bougie peut déjà reconnecter doucement à quelque chose.

La créativité n’est pas toujours spectaculaire.

Et peut-être que le plus important, quand le moral n’est pas là, ce n’est pas forcément de “produire”.
C’est simplement de conserver un lien, même très fragile, avec ce qui nous fait du bien.

Sans pression.
Sans culpabilité.
Sans obligation de transformer chaque moment difficile en quelque chose de beau ou de productif.

Finalement, créer quand le moral vacille ressemble peut-être davantage à une respiration qu’à une performance.

Parfois elle vient naturellement.
Parfois elle se bloque complètement.
Et dans les deux cas, cela reste profondément humain.

Peut-être qu’au fond, la créativité n’est pas seulement là pour fabriquer des objets.

Elle est aussi là pour nous accompagner dans les périodes où nous essayons simplement, doucement, de retrouver un peu de lumière.

 

Êtes vous déjà passé à travers ce genre de période ? 

A très vite ! 
Caroline  

 

La créativité dans les périodes difficiles

25 juin 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Il y a souvent un moment un peu particulier dans la vie créative où quelque chose bascule.

Au début, on crée simplement pour le plaisir. Puis les proches commencent à demander “tu pourrais m’en faire un ?”. Ensuite arrivent les premiers compliments, les messages Instagram, les collègues qui veulent commander, les amis qui parlent d’Etsy, les marchés de créateurs… et doucement une question apparaît :

“Et si je vendais mes créations ?”

 
Image d’Épingle Story

C’est une étape à la fois excitante et un peu vertigineuse. Parce qu’entre aimer créer et transformer cette passion en activité, il y a tout un monde que l’on ne voit pas toujours au départ.

Et honnêtement, beaucoup de créatifs passent exactement par les mêmes interrogations.

La première concerne souvent la légitimité.

On imagine parfois qu’il faut être “assez professionnel”, “assez original” ou avoir un niveau parfait avant d’oser vendre. Pourtant, énormément de petites marques créatives se sont construites très progressivement. Ce qui touche souvent les clients aujourd’hui, ce n’est pas uniquement la perfection technique. C’est aussi l’univers, la sensibilité, l’histoire derrière les objets et la personnalité de la personne qui crée.

Le syndrome de l’imposteur est presque devenu un passage obligatoire dans les métiers créatifs. On compare son travail à celui des autres, on a peur de ne pas être “au niveau”, on hésite à publier ses créations… alors que bien souvent, ce sont justement les créations les plus personnelles qui attirent le plus.



Puis arrive rapidement le sujet du prix.

Et là, beaucoup de créatifs découvrent une réalité un peu brutale : on a souvent tendance à énormément sous-estimer son travail. On calcule le coût des matières premières… mais on oublie les heures de fabrication, les essais ratés, les emballages, les déplacements, les outils, la communication ou simplement le temps passé à développer ses idées.

Fixer un prix devient alors presque un exercice psychologique. On a peur que cela paraisse “trop cher”, surtout lorsque l’on débute. Pourtant, vendre des créations artisanales revient aussi à faire comprendre qu’un objet fait à la main ne peut pas être comparé à un produit industriel fabriqué en grande série.

Il y a aussi une autre question importante : est-ce que l’on veut vraiment transformer sa passion en activité ?

Parce que vendre change parfois le rapport à la création. Certaines personnes adorent cela et découvrent une vraie énergie entrepreneuriale. D’autres réalisent qu’elles préfèrent garder la créativité comme espace de liberté sans pression commerciale.

Et il n’y a absolument pas de bonne ou mauvaise réponse.

  Image d’Épingle Story

 

Beaucoup de créatifs commencent d’ailleurs très simplement : quelques ventes sur Etsy, un petit marché de créateurs, une boutique Instagram, quelques commandes autour d’eux… avant de voir si le projet prend naturellement de la place dans leur quotidien.

Le choix du statut arrive ensuite assez vite. Micro-entreprise, activité complémentaire, marque artisanale… cela peut sembler impressionnant au début, mais il existe aujourd’hui énormément de ressources pour démarrer progressivement sans forcément construire une “grande entreprise” dès le premier jour. 

Et surtout, il ne faut pas oublier une chose essentielle : vendre ses créations ne veut pas forcément dire devenir une marque énorme. Pour ma part, je ne me suis jamais sentie autant à ma place que lorsque j'étais à mon compte !

Parfois, un petit business créatif peut simplement être une manière de financer sa passion (ma première micro était totalement dédiée à cela), rencontrer d’autres passionnés, participer à quelques événements inspirants ou donner une nouvelle dimension à ce que l’on aime déjà faire.

Et finalement, c’est peut-être cela le plus beau dans les métiers créatifs : il n’existe pas une seule manière de réussir.

Et de votre coté, vous vous êtes déjà posé la question ? 

A très vite ! 
Caroline 

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Ces dernières années, j’ai l’impression que la sérigraphie et la risographie reviennent énormément dans les univers créatifs. On les voit partout : dans les affiches d’illustrateurs, les éditions indépendantes, les packagings, les marchés de créateurs, les petites marques, les ateliers DIY ou même len FabLab.

Et honnêtement, je comprends complètement pourquoi.

Parce que ces deux techniques ont quelque chose que les impressions numériques très parfaites n’ont pas toujours : de la matière, du relief, des accidents, de la personnalité.

Mais je remarque aussi que beaucoup de personnes confondent la sérigraphie et la risographie alors que ce sont finalement deux techniques très différentes.

La sérigraphie est probablement la plus artisanale des deux.

Le principe est assez simple : l’encre passe à travers un écran tendu sur un cadre, uniquement aux endroits où le motif doit apparaître. Chaque couleur est imprimée séparément, couche après couche. Cela demande donc plusieurs passages si le visuel comporte plusieurs couleurs.

Et c’est justement ce qui donne ce rendu si particulier.

En sérigraphie, l’encre est déposée en épaisseur sur le papier ou le textile. Les couleurs sont souvent très intenses, très opaques, avec un vrai côté “matière” que l’on sent parfois même au toucher. Il y a quelque chose d’assez vivant dans le résultat final. Les petits décalages entre les couches, les irrégularités ou les variations d’encre participent complètement au charme de la technique.

Je trouve d’ailleurs que la sérigraphie garde un lien très fort avec le geste manuel. Même quand elle est réalisée de façon professionnelle, on sent encore le côté atelier, fabrication, artisanat.

 

 

 

La risographie, elle, fonctionne très différemment.

Visuellement, certaines personnes les confondent parce qu’on retrouve parfois les mêmes couleurs vives et ce même charme un peu imparfait. Mais la risographie se rapproche davantage d’une impression automatisée, à mi-chemin entre la photocopieuse et l’impression artisanale.

Chaque couleur passe également séparément, mais le procédé est mécanique. La machine utilise des tambours de couleur et imprime couche par couche avec des encres très spécifiques, souvent très lumineuses.

Le rendu est immédiatement reconnaissable.

Les couleurs ont souvent un aspect fluorescent ou très vibrant, les superpositions créent de nouvelles teintes et les petits décalages d’impression font partie intégrante du résultat. Là encore, l’imperfection devient esthétique.

Mais contrairement à la sérigraphie, la risographie permet généralement d’imprimer plus rapidement et en plus grande quantité. C’est pour cela qu’on la retrouve énormément dans :
les fanzines,
les affiches,
les micro-éditions,
les flyers artistiques,
les illustrations indépendantes
ou les projets graphiques expérimentaux.

 

 

 

Je trouve aussi que les deux techniques racontent quelque chose de très actuel dans le monde créatif.

Pendant des années, on a cherché des impressions toujours plus lisses, plus nettes, plus parfaites. Aujourd’hui, beaucoup de créateurs reviennent au contraire vers des procédés qui laissent apparaître la matière, les textures et les petits défauts.

Et honnêtement… je pense que cela rejoint complètement le grand retour du fait-main que l’on voit partout aujourd’hui.

Le succès de la céramique peinte, du crochet, des affiches sérigraphiées, des objets artisanaux ou de la risographie raconte souvent la même chose : les gens ont envie d’objets qui semblent vivants.

Des objets qui montrent qu’ils ont été fabriqués.

Et je crois que c’est précisément pour cela que la sérigraphie et la risographie plaisent autant aujourd’hui. Elles ne cherchent pas à cacher leurs imperfections.

Au contraire, elles en font une partie du résultat final. Et vous, vous en pensez quoi ? 

A très vite ! 
Caroline 

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Hier, je suis allée découvrir la collection IKEA PS et, franchement, cela faisait longtemps qu’une collection ne m’avait pas donné cette impression-là : voir un vrai laboratoire de design… mais accessible.

Parce qu’IKEA PS, ce n’est vraiment pas une collection comme les autres.

Depuis les années 90, la gamme PS (“Post Scriptum”) fonctionne un peu comme le terrain de jeu créatif d’IKEA. Là où les collections permanentes doivent répondre à énormément de contraintes industrielles, IKEA PS laisse beaucoup plus de liberté : nouvelles matières, objets transformables, usages hybrides, couleurs plus fortes, réflexion autour des petits espaces, de la vie urbaine, du mobilier mobile… et je dois dire que j'attends toujours avec grande impatience chaque collection PS. A tel point que mon mari m'avait noté la date du reveal dans notre agenda familial ^^

Et ce qui est intéressant, c’est qu’IKEA utilise aussi cette collection comme un vrai espace d’expression pour les designers avec lesquels la marque collabore.

Parce qu’on l’oublie souvent, mais derrière beaucoup d’objets IKEA il y a de vrais designers industriels, designers textiles ou studios de création reconnus. Et IKEA PS est justement l’endroit où la marque leur permet d’aller un peu plus loin. D’expérimenter davantage. D’être moins “catalogue permanent” et un peu plus visionnaires.

 

IKEA PS 2026: a collection of playful functionality - IKEA 

C’est aussi ce qui explique pourquoi certaines pièces PS vieillissent aussi bien.
Elles ont souvent une vraie intention de design derrière elles.

Depuis toujours, IKEA travaille énormément sur cette idée : rendre le design de créateur accessible au plus grand nombre, une belle démarche de démocratisation.

Même si IKEA reste une énorme machine industrielle, la marque réussit malgré tout à collaborer avec des designers internationaux, des artistes, des studios créatifs ou même des maisons de mode tout en gardant des prix relativement accessibles.


Et d’ailleurs, j’ai encore plusieurs pièces des anciennes collections IKEA PS chez moi. Je les aime toujours autant. Ce sont souvent ces objets-là qui donnent immédiatement une personnalité à un intérieur. Le petit détail qu’on remarque. La pièce qui casse un côté trop lisse ou trop standardisé.

Et c’est assez fou de voir à quel point cette démarche résonne encore aujourd’hui avec les tendances actuelles du DIY.


Mais ce qui m’a le plus marquée en découvrant cette nouvelle collection : nous donner accès aux belles pièces de notre Pinterest qui va s'intégrer dans le vrai quotidien.

Comment vivre dans un petit appartement sans renoncer à une belle esthétique ?
Comment créer des meubles qu’on peut déplacer facilement quand on déménage souvent ?
Comment proposer des objets accessibles sans perdre une vraie identité visuelle ?

Et surtout… comment mettre de la couleur et de la joie dans des objets du quotidien.

On a déjà parlé ici du “Dopamine Decor” ou encore de la tendance “Color Block”, et cette collection est totalement dans cette énergie-là. Des couleurs franches, des formes assumées, des objets qui donnent immédiatement du caractère à une pièce sans avoir besoin d’en faire trop.

Et puis il y a aussi tout l’héritage “IKEA Hack”.

Parce qu’au fond, énormément de créateurs DIY ont commencé en transformant des meubles IKEA. Pendant des années, IKEA PS a nourri cette culture du détournement créatif : peinture, cannage, nouvelles poignées, façades customisées, textiles, pieds sur mesure…

 Et je crois que c’est justement là toute la force de la démarche IKEA PS : créer des objets suffisamment bien pensés pour vivre tels quels… mais suffisamment ouverts pour être transformés.


Mes coups de cœur : 

 

Tout d'abord, gros gros coup de cœur, je l'avais dans ma liste de recherche depuis des mois sous cette forme ci ou celle :

 


 Cette armoire, je sais déjà exactement où elle va aller dans mon salon, cela fait DES mois que j'en cherche une dans ces dimensions et ces couleurs, énorme coup de cœur !

 

Ce fauteuil dont les coussins sont gonflables. Et la combo rose et vert, forcément ^^ 
La tendance du chrome et le color block, j'adore ! 

 

 L’étagère en pin, qui est un reboot d'un reboot d'un design crée dans les années 80, comme quoi un bon design dépasse les années. Je n'étais pas très fan de la version ressortie il y a 3 ans, mais en full pin j'adore !

 

Et finalement, c’est peut-être ça qui rend cette collection si inspirante quand on aime le DIY : elle propose des bases créatives à faire évoluer avec sa propre histoire.

Alors… vous allez craquer ? 

À très vite !
Caroline



IKEA PS : quand IKEA expérimente le design du quotidien

14 mai 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Depuis quelques mois, impossible de passer à côté des charms.
Ces petits objets accrochés aux sacs sont en train de devenir l’une des plus grosses tendances lifestyle du moment.

Et honnêtement, le phénomène est beaucoup plus intéressant qu’il n’en a l’air.

À première vue, cela peut sembler anecdotique : quelques porte-clés, des rubans, des grigris, des peluches miniatures ou des objets suspendus à une fermeture éclair. Mais derrière cette accumulation volontairement expressive se cache surtout une nouvelle manière de personnaliser les objets du quotidien, on est en PLEIN dans la tendance miximaliste dont Pinterest nous parle depuis la fin de l'année ^^.

Le sac devient presque un moodboard mobile.

On y accroche des souvenirs, des couleurs, des références pop, des objets faits main, des détails humoristiques ou simplement des éléments qui correspondent à notre esthétique du moment. Chaque combinaison devient personnelle, évolutive et très émotionnelle.

Et ce qui est fascinant, c’est à quel point cette tendance est liée à la culture DIY actuelle.

 


 

 

Le phénomène Labubu

Impossible de parler des charms sans évoquer les Labubu.

Ces petites créatures mi-kawaii, mi-monstres imaginées par l’artiste Kasing Lung et popularisées par Pop Mart sont devenues complètement virales. Initialement pensées comme des figurines à collectionner, elles ont progressivement quitté les étagères des collectionneurs pour envahir les sacs.

Et ce qui est intéressant, c’est que les Labubu racontent parfaitement l’évolution actuelle des accessoires.

Pendant longtemps, les sacs de luxe ou les accessoires mode étaient associés à quelque chose de très codifié et sérieux. Les Labubu viennent casser cela avec une esthétique volontairement étrange, enfantine, un peu absurde et très attachante.

On les voit désormais partout :

  • accrochés à des sacs minimalistes,
  • mélangés à des rubans,
  • associés à des perles,
  • customisés avec des strass,
  • ou intégrés dans des compositions ultra maximalistes.

Le contraste entre un sac sophistiqué et une petite créature fluffy légèrement chaotique fait complètement partie du charme.

Et honnêtement, cela rejoint énormément le retour actuel des objets affectifs et des accessoires qui racontent quelque chose de personnel.

Le retour des noeuds en paracord

Mais l’autre élément qui explose actuellement dans cette tendance, ce sont les noeuds type paracord.

À l’origine, le paracord vient de l’univers outdoor et utilitaire. Ces cordons tressés étaient surtout utilisés pour fabriquer des accessoires solides et fonctionnels. Mais depuis quelque temps, ils reviennent complètement dans les univers mode et DIY… avec une approche beaucoup plus graphique.

Et visuellement, c’est passionnant.

Les noeuds deviennent plus épais, plus sculpturaux, presque bijoux. On les voit apparaître :

  • en porte-clés,
  • en charms de sacs,
  • en dragonnes,
  • en bijoux téléphone,
  • ou en accessoires hybrides entre l’objet technique et le détail mode.

Mais surtout, ils arrivent dans des palettes de couleurs très fortes :
rose bubblegum, vert acide, lilas, orange néon, bleu ciel, crème, bi-colores pastel ou mélanges ultra pop.


Et le plus intéressant, c’est probablement la manière dont ces noeuds s’intègrent dans les pratiques DIY.

Parce qu’ils sont :

  • faciles à apprendre,
  • très satisfaisants à fabriquer,
  • hautement personnalisables,
  • et immédiatement photogéniques.

En quelques mètres de cordon, on peut créer un accessoire qui change complètement l’ambiance d’un sac.

Une tendance très révélatrice du DIY actuel

Ce qui est fascinant avec les charms, c’est qu’ils racontent finalement beaucoup de choses sur l’évolution des tendances créatives.

Pendant plusieurs années, l’esthétique dominante était très minimaliste, très neutre, parfois presque silencieuse. Aujourd’hui, on voit revenir quelque chose de beaucoup plus vivant : de la couleur, de l’accumulation, des objets amusants, des détails personnels et une forme de maximalisme assumé.

Les charms permettent exactement cela.

Ils sont faciles à changer, à collectionner, à fabriquer soi-même et à mélanger selon son humeur. Un sac peut devenir plus kawaii, plus arty, plus nostalgique ou plus graphique simplement grâce aux objets qu’on y accroche.

Et c’est probablement pour cela que cette tendance plaît autant aux communautés créatives : elle remet au centre le jeu, la personnalisation et le plaisir de fabriquer des objets juste parce qu’ils nous ressemblent.

Franchement, on adore voir le DIY revenir dans des accessoires aussi libres, colorés et spontanés.

Et de votre coté, vous avez déjà personnalisé votre sac ? 

A très vite ! 
Caroline 


 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Ces derniers temps, en voyant toujours plus de contenus créatifs sur TikTok, je repense souvent à une autre époque d’internet. Une époque où l’on découvrait des projets DIY en passant des heures sur des blogs, à lire des articles entiers, regarder des photos étape par étape et enregistrer des idées dans ses favoris pour “plus tard”.

Et honnêtement… je crois que cette façon de partager la créativité me manque parfois un peu.

Le blog de La Maison des Makers existe depuis maintenant 8 ans. Plus de 400 articles publiés, des tutoriels, des réflexions, des découvertes créatives, des inspirations, des tendances, des projets testés parfois complètement au hasard.

Et ce que j’aime toujours autant dans le format blog, c’est justement son côté durable.

Un article peut continuer à vivre pendant des années. Quelqu’un peut tomber dessus un dimanche après-midi en cherchant une idée créative, enregistrer le projet et y revenir plusieurs mois plus tard. Les contenus prennent le temps d’exister.

À l’inverse, beaucoup de contenus actuels donnent parfois l’impression de disparaître presque immédiatement après leur publication. Une vidéo chasse la suivante. Une tendance remplace déjà la précédente. Tout va très vite.

Et honnêtement, je ne suis pas certaine que la créativité fonctionne toujours bien dans cette accélération permanente.

Je crois même que beaucoup de personnes créatives ressentent aujourd’hui une forme de fatigue face à cette recherche constante de nouveauté. Il faut suivre les tendances, produire vite, publier régulièrement, liker rapidement et en masse pour continuer à suivre les contenus et être présent partout… parfois au détriment du plaisir même de créer.

  


 Les blogs DIY racontaient autre chose.

On y trouvait des univers très personnels. Des gens qui partageaient leurs essais, leurs inspirations, leurs erreurs parfois aussi. On prenait le temps de lire un article, de regarder les détails, de comprendre un projet ou simplement de découvrir la façon de penser d’une personne créative.

Et surtout, il y avait moins cette pression de l’instant.

Un projet pouvait être imparfait, un peu long, complètement hors tendance… et malgré tout trouver son public.

Je pense aussi que les blogs ont énormément participé à démocratiser les loisirs créatifs bien avant TikTok. Avant les vidéos ultra rapides, il y avait déjà toute une génération de créateurs qui partageaient :
des tutoriels,
des projets faits main,
des idées déco,
des techniques créatives,
des palettes de couleurs,
des univers graphiques…

 

 

Et honnêtement, je trouve ça assez beau de voir que malgré l’évolution des réseaux sociaux, les blogs continuent d’exister.

Parce qu’ils offrent autre chose.

Un espace plus calme.
Plus personnel.
Moins éphémère.

Un endroit où l’on peut prendre le temps de développer une idée plutôt que de chercher constamment la prochaine tendance ou le prochain contenu viral.

Et je crois que c’est précisément pour ça que j’ai toujours envie de continuer à écrire ici après toutes ces années.

Parce qu’au fond, fabriquer, créer ou transmettre quelque chose demande parfois simplement… un peu plus de temps.

Et de votre coté, vous êtes team blog ou team TikTok ? 

A très vite !
Caroline 

Avant TikTok, il y avait les blogs DIY

24 avr. 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Depuis quelques années, j’ai l’impression de voir les loisirs créatifs revenir absolument partout.

Le crochet, la céramique, la couture, le journaling, les miniatures, les ateliers DIY, les cafés créatifs… On sent qu’il y a un vrai besoin de refaire des choses avec ses mains.

Et honnêtement, je ne pense pas que ce soit juste une tendance.

Je crois qu’il se passe quelque chose de plus profond.

On passe énormément de temps derrière des écrans. Beaucoup de nos journées sont devenues très numériques, très rapides et parfois assez abstraites. On clique, on répond à des messages, on fait défiler des contenus… mais on crée finalement très peu de choses tangibles.

Fabriquer quelque chose change complètement cette sensation.

Même un petit projet apporte quelque chose de très satisfaisant. Une idée devient peu à peu réelle. Une tasse peinte, un tote bag personnalisé, un objet cousu, une affiche imprimée… tout cela existe soudain “dans la vraie vie”.

Et je pense que notre cerveau adore ça.

 


 Créer oblige aussi à ralentir.

Quand on peint, qu’on coud, qu’on découpe ou qu’on assemble quelque chose, on ne peut pas aller aussi vite que dans le numérique. Il faut prendre le temps. Tester. Recommencer parfois. Improviser souvent.

Et honnêtement… ça fait du bien.

Je trouve aussi intéressant de voir à quel point l’image des loisirs créatifs a changé. Pendant longtemps, beaucoup de pratiques manuelles étaient vues comme quelque chose d’un peu “ringard” ou réservé à quelques passionnés.

Aujourd’hui, tout cela est devenu beaucoup plus visible, inspirant et assumé.

 

 

Bien avant que le DIY redevienne ultra tendance, toute une communauté partageait déjà :
des tutoriels,
des idées créatives,
des inspirations déco,
des projets faits main,
des ateliers,
des façons de fabriquer autrement.

Et honnêtement, je trouve ça assez beau de voir aujourd’hui autant de personnes redécouvrir le plaisir de créer.

Parce qu’au fond, je crois que les loisirs créatifs répondent à quelque chose de très simple : le besoin de faire apparaître quelque chose de ses mains dans un monde de plus en plus virtuel.

Et peut-être aussi le besoin de reprendre un petit peu de temps pour soi.
Et chez vous ? C'est dans votre ADN ? Ou vous apprivoisez votre envie de fabriquer au fur et à mesure ? 

A très vite ! 
Caroline 

Pourquoi les gens ont autant besoin de créer

15 avr. 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Honnêtement, cette tendance-là, on la voyait arriver depuis un moment.

Ces derniers mois, nous avons déjà beaucoup parlé du retour du journaling, du snail mail, des carnets créatifs, des objets personnalisés ou encore de cette envie de remettre de l’émotion et du papier dans nos quotidiens. Les memory crafts s’inscrivent complètement dans cette évolution.

Derrière ce terme, on retrouve toutes ces pratiques DIY qui consistent à transformer des souvenirs en objets physiques : albums créatifs, journaling, scrapbooking nouvelle génération, boîtes à souvenirs, quilts de mémoire, cadres composés d’objets collectés, carnets de voyage, affiches personnalisées ou encore créations textiles sentimentales.

Et ce qui est fascinant, c’est que cette tendance dépasse largement le simple loisir créatif nostalgique.

Pendant plusieurs années, nos souvenirs se sont progressivement déplacés vers le numérique. Nous photographions énormément, nous enregistrons tout, nous documentons nos vies en permanence… mais souvent sans réellement revenir sur ces moments. Les souvenirs existent, mais ils deviennent parfois presque invisibles, perdus dans des milliers d’images et de dossiers.

Les memory crafts arrivent précisément en réaction à cela.

Ils traduisent une envie de redonner une présence physique aux souvenirs. Imprimer une photo, coller un ticket de concert dans un carnet, conserver un morceau de tissu lié à un moment important ou broder une date transforme immédiatement le souvenir en objet tangible.

Et dans les univers créatifs actuels, cette matérialité devient extrêmement importante.

On voit revenir partout des pratiques liées au papier, au textile, à l’écriture manuscrite et aux collections d’objets personnels. Le succès du snail mail racontait déjà cette envie de ralentir les échanges et de rendre les messages plus incarnés. Le retour du journaling montrait lui aussi un besoin de documenter les émotions autrement que par des contenus rapides et numériques.

 

 

 

Les memory crafts vont encore plus loin : ils transforment directement la mémoire en matière créative.

Ce qui est intéressant, c’est aussi l’évolution esthétique de ces pratiques. Le scrapbooking des années 2000 revient, mais sous une forme complètement différente. Les références actuelles sont beaucoup plus proches du design éditorial, des carnets d’artiste, des archives visuelles ou des moodboards lifestyle. Les compositions deviennent plus libres, plus sensibles, parfois même presque muséales.

On mélange photos imprimées, typographies, papiers texturés, fleurs séchées, petits objets trouvés, broderies, morceaux de lettres ou souvenirs de voyage. Les pages ressemblent moins à des albums classiques qu’à des fragments de vie composés à la main.

Et honnêtement, cela raconte quelque chose d’assez fort sur l’évolution du DIY.

Le fait-main devient de plus en plus émotionnel. Les créations ne servent plus uniquement à produire des objets décoratifs ou utiles. Elles deviennent aussi des supports de mémoire, des traces affectives et parfois même des archives personnelles.

C’est particulièrement visible dans les projets textiles.

On voit revenir énormément de quilts réalisés à partir de vêtements familiaux, de broderies autour des dates importantes ou de créations conçues pour conserver des morceaux de vie. Le textile devient presque un langage émotionnel.

Et finalement, ce retour des memory crafts pose une question assez simple : comment garde-t-on des souvenirs aujourd’hui ?

Pendant longtemps, nous avons pensé que le numérique allait suffire à tout conserver. Mais plus nous stockons de souvenirs, plus nous ressentons parfois le besoin de sélectionner certains moments et de leur donner une existence physique.

Fabriquer un objet souvenir devient alors une manière de ralentir le temps, de raconter une histoire et de créer quelque chose que l’on pourra réellement garder, transmettre ou revoir des années plus tard.

Et honnêtement, on trouve assez beau que le DIY redevienne aussi une manière de prendre soin de nos souvenirs.


Quel est votre prochain projet Memory Craft ? 

A très vite ! 
Caroline 


 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Ces derniers mois, j’ai l’impression de voir apparaître de nouvelles retraites créatives quasiment chaque semaine.

Des week-ends crochet dans une maison de campagne.
Des séjours aquarelle au bord de la mer.
Des retraites céramique, couture, broderie, écriture, photographie ou journaling.
Des formats très slow, très cocooning, souvent organisés dans de beaux lieux avec des repas partagés, des ateliers créatifs et cette promesse qui revient partout :

ralentir et créer.

 

Et honnêtement… je comprends complètement pourquoi ce type de format fonctionne autant aujourd’hui.

Parce qu’au fond, les retraites créatives ne sont pas seulement des ateliers.

Ce sont des parenthèses.

Le principe est assez simple : pendant un week-end ou plusieurs jours, un petit groupe de personnes se retrouve dans un lieu pensé pour favoriser la créativité. On y vient pour apprendre une technique, avancer sur un projet, découvrir un savoir-faire ou simplement retrouver du temps pour créer.

Mais très souvent, il se passe autre chose.

On décroche un peu du quotidien.
On ralentit.
On discute avec des personnes qui aiment fabriquer elles aussi.
On passe plusieurs heures loin des notifications et des écrans.
Et surtout, on retrouve un temps long qu’on a parfois complètement perdu dans nos vies habituelles.

 

 


 

Je pense que c’est précisément pour ça que les retraites créatives explosent aujourd’hui.

Il y a les ateliers, l'envie de faire chez soi... Mais les retraites vont encore plus loin.

Elles transforment la créativité en expérience complète.

Et honnêtement, cela correspond parfaitement à notre époque.

On vit dans des rythmes très rapides et souvent très fragmentés. Beaucoup de personnes ont du mal à trouver plusieurs heures d’affilée pour créer tranquillement chez elles. Les projets restent commencés puis abandonnés sur une table. Les idées s’accumulent sans vraiment trouver leur place.

Les retraites créatives offrent presque l’inverse de tout ça.

Pendant quelques jours, créer devient l’activité principale. On se réveille en sachant qu’on va fabriquer, apprendre, tester, discuter, expérimenter. Et je crois que beaucoup de cerveaux créatifs avaient besoin de retrouver cet espace-là.

Je pense aussi que ces retraites répondent à quelque chose de très humain : le besoin de créer ensemble.

Pendant longtemps, les loisirs créatifs étaient souvent vus comme des activités très solitaires. Aujourd’hui, on sent au contraire un énorme besoin de communautés créatives. Les gens cherchent des espaces où ils peuvent partager leurs projets, échanger des idées, voir comment les autres travaillent ou simplement être entourés de personnes qui aiment fabriquer elles aussi.

Et honnêtement… j'aurai adoré avoir cette idée il y a 10 ans lorsque j'ai lancé mon activité !

Parce qu’au fond, beaucoup de personnes créatives passent leur temps à accumuler des inspirations seules derrière un écran. Les retraites permettent de remettre du collectif dans tout ça.

Je trouve aussi intéressant de voir que ces formats mélangent souvent plusieurs choses :
le DIY,
le bien-être,
la nature,
la cuisine,
la décoration,
la slow life,
et parfois même une forme de développement personnel très doux.

Créer devient presque une manière de reprendre un peu de place pour soi.

Et je pense que cela explique aussi pourquoi les retraites créatives attirent aujourd’hui des publics très variés. On n’y trouve pas uniquement des personnes “très manuelles” ou pas du tout. Beaucoup viennent surtout chercher :
du calme,
de l’inspiration,
du temps,
ou simplement le plaisir de refaire quelque chose avec leurs mains.

Parce qu’au fond, je crois que ces retraites racontent quelque chose de plus large sur notre époque.

Les gens ne cherchent plus seulement des vacances ou des loisirs.

Ils cherchent des moments où ils peuvent réellement ralentir, apprendre, rencontrer et créer.


Avez vous déjà testé ? 
Ou avez vous envie de vous jeter dans l’expérience ? 

A très vite ! 
Caroline  

 

Les retraites créatives explosent en ce moment !

20 mars 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Ces dernières années, j’ai l’impression que les lieux de fabrication sont devenus beaucoup plus visibles.

On voit apparaître partout :
des FabLabs,
des ateliers partagés,
des manufactures collaboratives,
des cafés créatifs,
des ateliers céramique,
des lieux hybrides entre artisanat, numérique, coworking et culture.

Et honnêtement… je comprends complètement pourquoi ces endroits attirent autant.

Parce qu’ils racontent quelque chose qui manque énormément aujourd’hui : le plaisir de voir les choses se fabriquer pour de vrai.

Quand on entre dans un lieu de fabrication, il se passe souvent quelque chose de particulier. Il y a du bruit, des matières, des outils, des essais en cours, des odeurs de bois, de textile ou de peinture. On voit des prototypes, des objets pas terminés, des machines en fonctionnement, des gens concentrés autour d’une idée.

Et je crois que cela fascine parce qu’on voit rarement ça dans notre quotidien.

Beaucoup de choses que nous utilisons aujourd’hui sont devenues invisibles. On achète un objet fini sans savoir comment il a été pensé, fabriqué, assemblé ou réparé. Les lieux de fabrication remettent tout ce processus au centre.

  


 

Ils rendent la création visible.

Et je pense que c’est aussi pour ça que les vidéos de fabrication fonctionnent autant sur internet. Les gens adorent regarder quelqu’un fabriquer quelque chose. Observer un objet apparaître progressivement à partir de matière brute est presque hypnotisant.

Il y a quelque chose de très satisfaisant dans le fait de voir une idée devenir réelle.

Je trouve aussi intéressant de voir à quel point ces lieux mélangent aujourd’hui des univers qui étaient autrefois très séparés.

Dans beaucoup de FabLabs ou d’ateliers créatifs, on peut voir :
de la couture à côté d’une imprimante 3D,
de la céramique près d’une découpe laser,
du bois, du textile, de l’électronique, du graphisme ou de l’illustration cohabiter dans le même espace.

Et honnêtement, je pense que c’est précisément ce qui rend ces lieux si inspirants.

Ils donnent envie d’essayer.

On entre parfois avec une idée très précise… puis on découvre une machine, une matière ou une technique qu’on n’aurait jamais imaginé tester.

Je crois aussi que ces lieux répondent à un besoin très actuel : refaire des choses ensemble.

Pendant longtemps, fabriquer était souvent associé à quelque chose de solitaire. Aujourd’hui, les lieux de fabrication deviennent aussi des espaces sociaux. On y vient pour apprendre, discuter, partager des compétences, demander de l’aide ou simplement voir ce que les autres fabriquent.

Et finalement, cela change complètement la façon dont on apprend à créer.

 

 

 

Internet permet évidemment d’apprendre énormément de choses, mais il manque parfois ce moment très concret où l’on voit quelqu’un utiliser une machine, toucher une matière, expliquer un geste ou improviser une solution.

Les lieux de fabrication recréent cela.

Je pense aussi qu’ils rassurent beaucoup de personnes qui ont envie de fabriquer mais qui n’osent pas forcément se lancer seules. Quand on voit un atelier vivant, des projets imparfaits, des essais en cours et des gens qui apprennent ensemble, la création paraît tout de suite plus accessible.

Et honnêtement… je trouve ça très important.

Parce qu’on a parfois l’impression que pour créer, il faudrait déjà tout maîtriser. Avoir le bon matériel, les bonnes compétences, les bonnes idées.

Alors qu’en réalité, beaucoup de projets commencent simplement par :

“Et si j’essayais ?”

Et c’est probablement ça que j’aime le plus dans les lieux de fabrication.

Ils donnent envie de passer à l’action. Et vous, quel est votre MakerSpace préféré ? 

A très vite ! 
Caroline 


 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

On parle souvent des couleurs, des matières, des images ou des motifs. Mais on oublie parfois un élément absolument essentiel de notre quotidien visuel : les polices de caractères.

Avant même de lire une phrase, notre cerveau ressent déjà la forme des lettres. Une typographie peut rendre un message joyeux, élégant, rassurant, artisanal, très contemporain ou complètement froid. Elle peut donner envie d’entrer dans un café, de faire confiance à une marque, de garder une affiche, d’acheter un livre ou simplement de sourire en marchant dans la rue.

Et ce qui me fascine le plus, c’est que les mots eux-mêmes finissent parfois par devenir du décor.

On le voit énormément aujourd’hui dans les cafés, les boutiques, les studios créatifs ou les lieux lifestyle. Une phrase peinte sur un mur, quelques mots écrits au sol ou une enseigne à la typographie très forte suffisent parfois à créer immédiatement une ambiance entière. “You are magic”, “Come hangout” ou “You are beautiful” ne servent pas uniquement à transmettre une information. Ces phrases participent à l’atmosphère du lieu. Elles créent une sensation.

  

 

Et finalement, elles créent aussi un sentiment d’appartenance.

Quand une marque, un lieu ou même une communauté utilise certains mots, certaines typographies ou certaines phrases récurrentes, cela finit par devenir un langage visuel partagé. On reconnaît immédiatement l’univers. Certaines typographies donnent une sensation de créativité, d’autres évoquent quelque chose de plus militant, plus doux, plus nostalgique ou plus joyeux.

Je pense que c’est précisément pour cela que les créatifs deviennent souvent obsédés par les lettres.

Parce qu’une typographie ne sert pas seulement à écrire.

Elle donne un ton.
Une énergie.
Une personnalité entière.

 


 

Une police peut immédiatement rendre un projet plus premium, plus accessible, plus humain ou plus expérimental. Une typo rétro très ronde ne raconte pas du tout la même chose qu’une serif élégante ou qu’une écriture manuscrite irrégulière.

Je trouve qu’on le ressent énormément dans les tendances actuelles.

Après des années de visuels très lisses et très numériques, on voit revenir des typographies beaucoup plus vivantes. Les lettres imparfaites, les caractères inspirés des années 70, les mots peints à la main ou les grandes phrases graphiques prennent énormément de place dans les univers créatifs.

Les gens semblent avoir envie de retrouver des lettres qui respirent un peu plus.

Des lettres qui montrent le geste humain derrière elles.

 

 

 

Je pense aussi que cela explique pourquoi autant de personnes aiment aujourd’hui le lettering, les affiches typographiques ou les projets autour des mots. Écrire devient presque une pratique créative à part entière. Les phrases ne servent plus uniquement à transmettre une information : elles deviennent des objets d'inclusion et de communication.

Et finalement, c’est peut-être ça qui me plaît le plus dans la typographie.

Elle nous rappelle que les mots ne vivent jamais seuls.

Ils arrivent toujours avec une forme, une couleur, une taille, un rythme… et parfois même avec tout un sentiment d’appartenance derrière eux.


Aviez vous déjà fait attention à tout cela ? 

A très vite ! 
Caroline  


Comment les typographies façonnent notre quotidien

3 mars 2026

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Depuis quelques mois, un nouveau format de rencontre créative commence à apparaître un peu partout : le Sunday Swap.
Derrière ce nom très Pinterest se cache en réalité quelque chose de beaucoup plus intéressant qu’une simple tendance lifestyle.

Le Sunday Swap raconte surtout une évolution profonde de notre rapport aux objets, à la créativité et à la consommation.

Le principe est simple : des copines et des copines de copines se retrouvent le temps d’un dimanche pour échanger des créations, des objets faits main, des vêtements, des livres, des plantes ou des productions artisanales dans une ambiance conviviale. Mais contrairement aux vide-greniers traditionnels, il ne s’agit pas vraiment de vendre. Le cœur du concept repose davantage sur la circulation des objets, la rencontre et la valeur accordée au geste créatif.

Et c’est probablement pour cela que cette tendance résonne autant aujourd’hui.

Depuis plusieurs années, on voit émerger une forme de fatigue face à l’hyperconsommation et aux objets standardisés. La GenZ est de plus en plus attirée par des objets qui racontent quelque chose : une fabrication, une personne, un savoir-faire, une histoire. Le Sunday Swap s’inscrit complètement dans cette logique. On ne vient pas seulement chercher un objet, on vient chercher une relation différente à l’objet.

 

Derrière les jolies tables et les mises en scène soignées, on retrouve des mécanismes très proches :

  • réemploi,
  • économie circulaire,
  • mutualisation,
  • transmission de savoir-faire,
  • valorisation du local,
  • création de lien social,
  • et réduction de la logique de consommation pure.

 

Le troc revient ici sous une forme modernisée et presque réenchantée.

Pendant longtemps, le troc a été associé à quelque chose de “système D” ou de pure nécessité économique. Aujourd’hui, il revient comme un choix culturel et parfois même politique. Échanger devient une manière de ralentir, de sortir de la logique du tout marchand et de redonner de la valeur au temps de fabrication.

 


 

 

C’est particulièrement intéressant dans le monde du DIY.

Pendant des années, le fait-main a souvent été perçu comme une activité secondaire ou décorative. Les communautés créatives revendiquent désormais une vraie culture du “faire” : produire moins, mais mieux ; fabriquer des objets utiles ; apprendre à réparer ; comprendre les matériaux ; personnaliser son quotidien ; retrouver une autonomie créative.

Le Sunday Swap devient alors presque un prolongement naturel de cette culture maker contemporaine.

Ce n’est pas seulement un événement “mignon” à photographier.
C’est aussi une manière de recréer des micro-communautés locales autour de pratiques créatives, artisanales et circulaires.

Et ce qui est fascinant, c’est que cette tendance apparaît justement à un moment où beaucoup de personnes cherchent à sortir des échanges uniquement numériques. Après des années de contenus ultra rapides et de consommation instantanée, on observe un retour vers des formats plus humains : craft clubs, ateliers collectifs, repair cafés, marchés indépendants, bibliothèques d’objets, cafés couture…

Le Sunday Swap s’inscrit complètement dans ce mouvement plus large.

Finalement, cette tendance parle peut-être moins d’objets que de société.
Elle raconte une envie de ralentir, de partager autrement et de remettre un peu de relation humaine dans nos façons de consommer.

Et honnêtement, dans un monde saturé d’objets impersonnels, voir revenir des échanges basés sur la créativité, le réemploi et la rencontre est probablement une très bonne nouvelle pour la culture DIY.

Avez vous déjà tenté votre "Sunday Swap ?" (même s'il ne s'appelait pas comme cela !)

 A très vite 
Caroline

A  



Connais-tu le Sunday Swap ?

28 févr. 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Je pense qu’il existe deux types de personnes.

Celles qui entrent dans une papeterie pour acheter un stylo.
Et celles qui ressortent avec :
des stickers,
trois carnets,
du masking tape,
des feutres pastel,
des trombones en forme de fleur
et probablement une nouvelle obsession créative.

Et honnêtement… je crois que beaucoup de personnes créatives se reconnaîtront dans la deuxième catégorie.

 


 

 Parce qu’aujourd’hui, les fournitures créatives sont devenues bien plus que de simples outils. Elles sont presque devenues des objets de collection.

Et ce qui est fascinant, c’est que ce phénomène s’est énormément accéléré ces dernières années.

Déjà parce que les fournitures sont beaucoup plus accessibles qu’avant. Pendant longtemps, certaines références créatives restaient difficiles à trouver. Il fallait connaître une boutique spécialisée, commander à l’étranger ou attendre un voyage pour rapporter quelques trésors créatifs. Aujourd’hui, tout circule beaucoup plus vite. Les marques japonaises, coréennes ou américaines arrivent immédiatement sur nos écrans, les nouveautés sont visibles partout et les tendances créatives deviennent mondiales presque instantanément.

Je pense aussi que Pinterest, YouTube et les réseaux sociaux ont complètement transformé notre rapport aux fournitures.

Avant, on achetait surtout du matériel pour réaliser un projet précis.

Aujourd’hui, les fournitures deviennent parfois une source d’inspiration en elles-mêmes.

Un carnet peut donner envie d’écrire.
Une palette de couleurs peut déclencher une idée de collection.
Un papier texturé peut faire naître un projet entier.

 


 

 Et honnêtement, je crois que beaucoup de créatifs connaissent cette sensation très particulière : voir une fourniture et immédiatement imaginer tout ce qu’on pourrait créer avec.

Même si on n’a pas encore le projet exact.

Il y a aussi quelque chose d’assez émotionnel dans les fournitures créatives.

Elles représentent souvent une possibilité.

Un futur projet.
Une idée qu’on garde pour plus tard.
Une envie de créer quand on aura enfin le temps.

Et je pense que cela explique aussi pourquoi on accumule parfois du matériel sans forcément l’utiliser immédiatement. Les fournitures deviennent presque une réserve d’idées potentielles.

Je crois aussi qu’il y a une vraie dimension FOMO dans tout cela.

Quand on est plongé dans un projet créatif, on a souvent peur de passer à côté “de la bonne fourniture”. Du bon feutre. Du bon papier. De LA couleur parfaite. On voit passer une édition limitée, une nouvelle palette, une tendance papeterie ou un accessoire ultra spécifique… et immédiatement, notre cerveau créatif commence à imaginer toutes les possibilités.

 


  

Et honnêtement, certaines fournitures sont devenues de véritables objets désirables.

Les papeteries japonaises ou coréennes l’ont très bien compris. Aujourd’hui, un carnet, un stylo ou un sticker sont pensés presque comme des objets lifestyle. Les packagings, les couleurs, les textures, les illustrations ou même la manière de présenter les produits racontent déjà tout un univers.

On n’achète plus seulement un outil.

On achète une ambiance créative.

Et je trouve aussi intéressant de voir que les fournitures créatives répondent souvent à quelque chose de très rassurant. Toucher un beau papier, ouvrir un carnet neuf, organiser des feutres par couleur ou ranger des fournitures procure presque une sensation physique de calme.

Je pense que cela explique aussi le succès énorme des contenus “desk setup”, journaling, organisation créative ou papeterie sur internet. Les gens ne regardent pas seulement des objets. Ils regardent des espaces qui donnent envie de créer.

Et finalement, je crois que collectionner des fournitures créatives n’est pas seulement une question de consommation.

C’est souvent une manière de nourrir son imaginaire au quotidien.

Et vous, quelle est l'état de votre stock de fournitures créatives ? 

A très vite ! 
Caroline 

Pourquoi les gens collectionnent les fournitures créatives

17 févr. 2026

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Depuis quelque temps, impossible de passer à côté de la grande vague des cafés céramique. On les voit partout : sur TikTok, dans les reels Instagram, sur Pinterest, dans les idées de sorties du week-end ou dans les nouvelles adresses qui ouvrent un peu partout en France. Le principe est simple : on choisit une tasse, une assiette ou un petit vase déjà prêt à peindre, on s’installe autour d’un café et on passe deux heures à créer avant de revenir récupérer sa pièce quelques jours plus tard après cuisson.

Et honnêtement… je comprends totalement pourquoi ça plaît autant.

Parce que derrière cette tendance très photogénique, je pense qu’il y a quelque chose de plus profond qui parle énormément aux personnes créatives et à tous ceux qui aiment fabriquer de leurs mains.

Ce qui est drôle, c’est que la peinture sur céramique n’a rien de nouveau. Pourtant, elle a complètement changé d’image ces dernières années. Pendant longtemps, on associait un peu cette pratique à quelque chose de très classique, parfois même un peu intimidant. Aujourd’hui, l’esthétique a totalement évolué. Les inspirations que l’on voit circuler sont beaucoup plus libres, spontanées et colorées. Les pièces ne cherchent plus forcément à être parfaites. Au contraire, ce sont souvent les petits défauts, les fleurs un peu bancales, les rayures irrégulières ou les couleurs très vives qui rendent les objets attachants.

Et finalement, la céramique suit exactement le même chemin que beaucoup d’autres loisirs créatifs. Je toujours aussi passionnant de voir comment une nouvelle génération s’approprie ces savoir-faire. On ne cherche plus forcément la maîtrise technique parfaite ou l’objet irréprochable. On cherche surtout le plaisir de créer quelque chose de personnel, de prendre du temps pour fabriquer, d’avoir un objet qui raconte un moment vécu.



 

Aujourd’hui, l’inspiration créative est partout et surtout, elle paraît accessible. Quand on tombe sur une tasse peinte avec trois fleurs rouges très simples ou un bol décoré de petits motifs naïfs, on ne se dit plus : “C’est magnifique mais je ne pourrai jamais faire ça.” On se dit plutôt : “Attends… je pourrais essayer.”

C’est probablement l’une des grandes forces de cette nouvelle vague créative. Elle donne envie d’oser.

Les cafés céramique enlèvent aussi beaucoup de barrières. Pas besoin d’avoir un atelier, un four, du matériel spécialisé ou même de savoir dessiner. On arrive, tout est prêt, les couleurs donnent envie, les inspirations circulent sur les tables et chacun avance à son rythme. Pour beaucoup de personnes, c’est même une première porte d’entrée vers le DIY.

Et je trouve ça assez beau de voir des activités créatives redevenir des expériences collectives.

Pendant longtemps, beaucoup de loisirs manuels étaient perçus comme des activités assez solitaires. Aujourd’hui, créer devient aussi une manière de passer du temps ensemble. On vient entre amis, en couple, avec ses enfants, parfois même seul pour profiter d’un moment calme. On discute, on compare les couleurs, on regarde ce que les autres fabriquent, on cherche des idées sur Pinterest au milieu des pinceaux et des tasses.

 


 

 Évidemment, TikTok a énormément accéléré le phénomène. La peinture sur céramique est une activité extrêmement agréable à regarder. Les couleurs, les pinceaux, les avant/après cuisson, les plans de table très cosy… tout fonctionne parfaitement en vidéo courte. Mais je pense que si cette tendance prend autant d’ampleur, ce n’est pas seulement parce qu’elle est jolie à filmer.

C’est surtout parce qu’elle répond à un vrai besoin de ralentir et de refaire des choses avec ses mains.

Quand on aime fabriquer, on connaît bien cette sensation. Le plaisir ne vient pas uniquement du résultat final. Il vient aussi du temps passé à choisir les couleurs, à tester, à se tromper, à recommencer et à voir peu à peu quelque chose apparaître sous ses doigts.

À une époque où énormément de choses deviennent numériques, instantanées et jetables, il y a quelque chose de très précieux dans le fait de créer un objet tangible que l’on utilisera vraiment au quotidien. Même une simple tasse.

Et je crois que c’est pour cela que cette tendance touche autant de monde aujourd’hui. Parce qu’au fond, peindre une assiette pendant deux heures, ce n’est pas seulement décorer un objet.

C’est reprendre un petit temps de création dans son quotidien.

 

A très vite !
Caroline 


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