Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !
Depuis quelque temps, impossible de passer à côté des "blind boxes".
Ces petites boîtes surprises où l’on découvre une figurine aléatoire, souvent adorable, souvent ultra désirable… et rarement celle que l’on voulait vraiment.
Le phénomène est partout. Dans les boutiques de design toys, sur TikTok, dans les concept stores, chez les adolescents comme chez les adultes. Certaines personnes ouvrent des dizaines de boîtes dans l’espoir de compléter une collection entière ou de tomber sur la fameuse version “rare”.
Et honnêtement, je comprends complètement pourquoi cela fonctionne.
Les blind boxes sont pensées pour provoquer exactement ce mélange entre surprise, frustration et excitation. On retrouve le plaisir de collectionner, le côté régressif des pochettes surprises de l’enfance, mais aussi quelque chose de très contemporain : le besoin de dopamine immédiate.
On achète.
On ouvre.
On espère.
Et souvent… on recommence.
Ce qui est intéressant, c’est que ces objets sont rarement achetés parce qu’on en a réellement besoin. Ils sont achetés pour compléter. Pour posséder “la série entière”. Pour ne pas avoir le doublon. Pour obtenir la pièce rare avant les autres.
L’objet devient presque secondaire face au mécanisme de collection.
Et je trouve que cela raconte beaucoup de notre époque : tout pousse à accumuler. Les contenus. Les vêtements. Les tendances. Les objets. Les collections. Même nos loisirs deviennent parfois des formes de consommation très rapides.
Les blind boxes sont probablement l’un des exemples les plus visibles de cette logique.
Parce qu’elles créent volontairement du manque.
On ne choisit pas vraiment ce que l’on achète. On achète la possibilité d’obtenir quelque chose. Et c’est précisément ce qui pousse à recommencer encore et encore.
Je trouve d’ailleurs fascinant de voir à quel point cette mécanique est à l’opposé du DIY.
Quand on fabrique quelque chose, tout est plus lent.
Il faut chercher une idée. Trouver les matériaux. Tester. Se tromper. Recommencer. Passer du temps. Parfois beaucoup de temps. Le plaisir n’arrive pas immédiatement.
Et justement… c’est peut-être ce qui change tout.
Le DIY demande de l’implication. Là où la consommation ultra rapide repose souvent sur l’impulsion, la création oblige à ralentir un peu. À réfléchir à ce que l’on veut réellement fabriquer. À choisir les matières. À investir du temps plutôt que simplement accumuler des objets.
Je pense que c’est aussi pour cela que beaucoup de personnes se tournent aujourd’hui vers les loisirs créatifs.
Pas uniquement pour “faire des choses mignonnes”. Mais parce que créer modifie profondément notre rapport à la consommation.
Quand on a passé trois soirées à coudre un vêtement, on regarde souvent les vêtements différemment. Quand on a essayé de fabriquer une bougie, de peindre un objet ou de relier un carnet, on comprend davantage le temps et le travail qu’il y a derrière les objets du quotidien.
Le DIY remet de la valeur dans les choses.
Et surtout, il remplace parfois le réflexe d’achat par autre chose : l’expérience.
Au lieu d’acheter cinq petits objets décoratifs produits à l’infini, certaines personnes préfèrent désormais passer un dimanche à fabriquer une étagère, peindre un vase ou personnaliser un meuble. L’objet final compte évidemment, mais ce n’est plus uniquement cela qui apporte de la satisfaction.
Il y a aussi le souvenir du moment passé à créer.
Je trouve intéressant de voir que beaucoup de tendances actuelles oscillent justement entre ces deux extrêmes. D’un côté, une consommation ultra émotionnelle, rapide et addictive. De l’autre, un besoin très fort de ralentir, de faire soi-même et de retrouver un rapport plus concret aux objets.
Et honnêtement, je ne pense pas qu’il faille opposer totalement les deux.

Aimer les objets mignons, collectionner ou craquer pour un univers visuel n’a rien de “mal”. Mais je pense que le DIY apporte quelque chose de précieux dans cet équilibre : il nous rappelle que l’on peut aussi éprouver du plaisir autrement qu’en achetant.
Parfois même davantage.
Parce qu’au fond, fabriquer quelque chose laisse souvent une trace plus durable qu’un objet obtenu en quelques secondes dans une boîte surprise.
Et vous, est-ce que vous pensez que le DIY change notre façon de consommer ?
On pourrait peut être inventer des blind box DIY ?
A très vite !
Caroline






























