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Le collage : la tendance créative qui mélange toutes les références

13 juin 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

Depuis quelque temps, le collage revient absolument partout.

On le retrouve dans les carnets créatifs, les affiches, les vitrines de marques, les moodboards Pinterest, les campagnes de mode, les vidéos TikTok, les univers DIY, les identités graphiques, les journaux créatifs ou encore dans toute une nouvelle génération d’illustrations très libres et spontanées.

Et pourtant, le collage n’a rien de nouveau.

Ce qui est fascinant avec cette tendance, c’est justement qu’elle traverse les époques sans jamais vraiment disparaître. Le collage a toujours existé comme une manière de raconter des histoires avec des fragments : morceaux de papier, images découpées, textures, typographies, tissus, tickets, photos, éléments imprimés, objets trouvés…

Mais aujourd’hui, cette pratique revient avec une force particulière parce qu’elle correspond parfaitement à notre manière actuelle de voir le monde.


 

Car finalement, nous vivons tous dans une culture du collage.

Nos références viennent de partout à la fois : internet, vintage, mode, livres, réseaux sociaux, design japonais, affiches anciennes, culture pop, architecture, photographie, films, objets du quotidien… Nous construisons constamment des univers visuels hybrides.

Et le collage est probablement la forme créative qui traduit le mieux cette réalité.

Historiquement, le collage apparaît très fortement dans les avant-gardes artistiques du début du XXe siècle. Les artistes cubistes comme Pablo Picasso ou Georges Braque commencent à intégrer journaux, papiers imprimés et matières réelles dans leurs œuvres. Puis les surréalistes s’en emparent pour créer des compositions étranges, poétiques et parfois totalement absurdes.

Mais le collage a toujours eu quelque chose d’un peu libre et accessible.

Pas besoin d’un grand atelier ou d’une technique extrêmement complexe. Une paire de ciseaux, du papier, de la colle et quelques images suffisent déjà à commencer à construire un univers.

Et c’est probablement l’une des raisons pour lesquelles cette pratique revient aussi fort aujourd’hui dans les loisirs créatifs.

Dans un monde extrêmement numérique, le collage redonne une relation physique aux images. On découpe. On déplace. On superpose. On compose avec les mains. Il y a quelque chose de très tactile et instinctif dans cette pratique.

 

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Et surtout, le collage accepte l’imperfection.

Les bords peuvent être irréguliers. Les éléments légèrement décalés. Les compositions spontanées. Contrairement à beaucoup d’outils numériques très lisses, le collage garde visible le geste humain.

C’est d’ailleurs ce qui influence énormément le design actuel.

Depuis quelques années, beaucoup de marques, de magazines et de créateurs réintroduisent volontairement des effets “faits main” dans leurs visuels : papiers déchirés, textures scannées, superpositions, typographies découpées, éléments désalignés, faux coups de ciseaux ou compositions très organiques.

Même les outils numériques imitent désormais les défauts du collage physique.

On retrouve aussi énormément cette influence dans les univers créatifs Pinterest et journaling. Les carnets deviennent de véritables compositions visuelles mélangeant photos, tickets, stickers, dessins, morceaux d’emballage, papiers japonais, typographies imprimées ou éléments textiles.

Et finalement, cela raconte quelque chose de très fort sur notre époque : nous avons besoin d’images plus humaines.




Après des années dominées par des visuels extrêmement parfaits, symétriques et minimalistes, beaucoup de créatifs recherchent aujourd’hui davantage de texture, de spontanéité et d’émotion visuelle.

Le collage répond exactement à cela.

Il permet aussi quelque chose d’assez rare : mélanger des références très différentes sans devoir choisir un seul style.

Un collage peut faire cohabiter une photo vintage, une typographie ultra moderne, un motif floral ancien, une illustration japonaise et un morceau de tissu vichy. Et pourtant, l’ensemble peut sembler totalement cohérent.

Il fonctionne énormément à l’intuition, il fait du bien.

On assemble moins des éléments “logiques” que des sensations visuelles. Une couleur répond à une texture. Une image équilibre une autre. Une forme vient casser une composition trop rigide.

Et cela rapproche finalement énormément le collage des moodboards.

D’ailleurs, toute la culture Pinterest actuelle repose presque sur une logique de collage géant permanent. Nous collectionnons des images pour construire des atmosphères, des identités visuelles, des inspirations ou des émotions.

Le collage devient alors une manière de penser visuellement.

Mais ce qui est beau aussi avec cette tendance, c’est qu’elle remet le papier au centre des pratiques créatives.

Magazines anciens, livres abîmés, tickets, papiers japonais, emballages, vieux catalogues, partitions, cartes, tissus, rubans… tout peut redevenir matière à création. Le quotidien redevient une ressource graphique.

Et dans un monde où les images défilent à une vitesse folle sur nos écrans, prendre le temps de découper, assembler et composer possède presque quelque chose de méditatif.

Finalement, le succès du collage raconte peut-être une envie très simple : retrouver une créativité plus instinctive, plus libre et moins parfaite.

Une créativité qui accepte les mélanges, les accidents visuels et les univers hybrides.

Comme si assembler des fragments de papier permettait aussi, d’une certaine manière, de réassembler un peu notre imaginaire.


Avez vous déjà tenté ? 


A très vite ! 
Caroline  


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