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SOCIAL MEDIA

Les hobbies sont-ils devenus des traits de personnalité ?

30 juin 2025

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

J’ai l’impression qu’un phénomène assez intéressant est en train de se produire autour des hobbies.

Nos passions ne sont plus seulement des activités que l’on pratique pendant notre temps libre. Elles deviennent de véritables marqueurs culturels. Une façon de se raconter, de se reconnaître entre personnes qui partagent les mêmes sensibilités, et parfois même de construire une partie de son identité.

Quand quelqu’un parle de couture, de randonnée, de journaling, de Lego, de céramique ou de photographie argentique, on imagine immédiatement tout un univers autour de cette personne. Des objets, des couleurs, une ambiance, une manière d’habiter son quotidien.

Et cela dépasse largement le simple fait “d’avoir un loisir”.

  


 

Je pense que cela raconte quelque chose de très contemporain. Les cadres traditionnels d’identité sont devenus plus flous. Les parcours professionnels sont moins linéaires, les modes de vie plus hybrides, les goûts culturels extrêmement variés, et les réseaux sociaux ont donné une visibilité immense à des milliers de micro-communautés.

Dans ce contexte, les hobbies prennent une place nouvelle. Ils deviennent des points d’ancrage.

On le voit partout. Les gens ne disent plus seulement “j’aime lire”. Ils parlent des genres qu’ils lisent, des annotations dans leurs livres, de leurs habitudes de lecture, des cafés où ils aiment lire, des étagères qu’ils construisent autour de leurs romans préférés. La passion dépasse l’activité elle-même pour devenir un univers complet.

Le DIY fonctionne exactement de cette manière.

Les loisirs créatifs ne se limitent plus à fabriquer des objets. Ils racontent souvent une certaine vision du temps, de la consommation, du rapport aux objets et même du quotidien. Faire du crochet, tenir un carnet créatif, réparer des vêtements ou fabriquer sa décoration évoque souvent une envie de ralentir, de personnaliser son environnement ou de retrouver quelque chose de plus tangible dans une vie très numérique.

Et je trouve cela fascinant parce que les hobbies deviennent aussi une manière de reprendre la main sur son identité.

Pendant longtemps, beaucoup de personnes se définissaient principalement par leur métier. Aujourd’hui, j’ai l’impression que les passions occupent une place beaucoup plus importante dans la façon dont on se présente aux autres. Les hobbies apparaissent dans les biographies Instagram, les profils de rencontre, les newsletters personnelles, les vidéos ou même dans la manière de décorer son intérieur.

 

 


 

Comme si nous avions besoin de montrer ce qui nous anime au-delà du travail.

Les réseaux sociaux ont évidemment amplifié ce phénomène. Chaque hobby possède désormais son propre langage visuel, ses références, ses objets emblématiques et ses codes culturels. On reconnaît immédiatement l’univers du journaling, des tricoteuses Pinterest, des passionnés de randonnée, des amateurs de vinyles ou des adeptes du cottagecore.

Et cela crée des communautés extrêmement puissantes.

Je pense que beaucoup de personnes trouvent aujourd’hui dans leurs hobbies ce qu’elles ne trouvent plus forcément ailleurs : un sentiment d’appartenance. Des espaces où l’on partage des goûts communs, des discussions très spécifiques, des références parfois incompréhensibles pour les autres… mais qui créent immédiatement du lien.

C’est probablement aussi pour cela que certaines passions prennent autant de place émotionnellement.

Les hobbies ne servent plus uniquement à occuper le temps libre. Ils deviennent des refuges, des espaces de respiration, des lieux d’expression personnelle et parfois même des manières de résister à des quotidiens très standardisés.

Je trouve également intéressant de voir à quel point les objets liés aux hobbies prennent aujourd’hui une dimension presque affective. Un carnet, une machine à coudre vintage, une collection de pinceaux, des pelotes de laine ou un appareil photo argentique racontent souvent beaucoup plus que leur simple utilité. Ils deviennent des extensions visibles de nos goûts et de nos sensibilités.

 

 


 

Et cela explique peut-être aussi pourquoi certaines personnes investissent autant dans leurs passions. Pas seulement financièrement, mais émotionnellement.

Parce qu’un hobby n’est plus perçu comme une simple distraction. Il devient une manière de construire un quotidien qui nous ressemble davantage.

Évidemment, cette évolution a aussi transformé la façon dont les marques communiquent. Aujourd’hui, énormément d’entreprises ne vendent plus seulement des produits. Elles vendent des univers identitaires. Une ambiance. Une esthétique. Une projection de la personne que l’on pourrait devenir.

Le monde créatif est particulièrement concerné par cela. Les fournitures créatives, les ateliers, les contenus DIY ou même les cafés créatifs ne sont plus uniquement présentés comme des outils ou des services. Ils deviennent des expériences de vie.

Mais malgré cette dimension très esthétique et culturelle, je pense qu’il existe quelque chose de profondément positif dans ce retour des passions au centre de nos vies.

Parce qu’au fond, les hobbies parlent souvent de ce que nous essayons de préserver dans un monde qui va très vite : du temps lent, de la curiosité, du plaisir gratuit, des communautés choisies, des objets auxquels on s’attache et des moments où l’on fait quelque chose simplement parce que cela nous rend heureux.

Et peut-être que c’est précisément pour cela qu’ils occupent aujourd’hui une place si importante dans nos identités.

Parce qu’ils racontent moins ce que nous faisons… que ce qui nous fait vibrer.

Et vous, est-ce que vos hobbies sont devenus une façon de raconter qui vous êtes ?

À très vite !
Caroline

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