Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !
Je pense qu’il existe une relation très particulière entre les personnes créatives et les carnets.
Parce qu’honnêtement… combien d’entre nous possèdent des carnets qu’ils n’osent même pas commencer ?
Je trouve ça fascinant.
Un carnet vide peut provoquer énormément de choses à lui tout seul. De l’excitation, de l’inspiration, parfois même une forme d’intimidation. On l’ouvre, on regarde le papier, la texture, la reliure, la couleur de la couverture… et immédiatement, on commence à imaginer tout ce qu’il pourrait contenir.
Des idées de projets. Des croquis. Des morceaux de phrases. Des collages. Des listes griffonnées rapidement. Des palettes de couleurs. Ou parfois simplement une autre version de nous-mêmes : plus organisée, plus inspirée, plus créative.
Et je crois que c’est précisément pour cela que les carnets fascinent autant.
Parce qu’ils représentent une possibilité.
Pendant longtemps, un carnet était surtout un objet fonctionnel. Aujourd’hui, il est devenu presque émotionnel. On ne choisit plus uniquement un carnet pour écrire dedans. On le choisit pour ce qu’il nous fait ressentir. Certaines personnes aiment les papiers très lisses, d’autres les couvertures texturées, les reliures visibles, les petits formats qu’on peut glisser dans un sac ou au contraire les grands carnets qui donnent l’impression d’ouvrir un espace entier (team feuilles blanches sans lignes pour ma part !).
Et honnêtement, les marques de papeterie ont très bien compris cela.
Les carnets sont devenus de véritables objets lifestyle. Certains ressemblent presque à des livres d’art ou à des accessoires de décoration. Même la manière dont ils sont présentés dans les boutiques donne envie de ralentir un peu. On a envie de les toucher, de tourner les pages, de regarder les couleurs, les détails, les tranches de papier.
Je pense aussi que les carnets répondent à quelque chose de très contemporain.
Dans un quotidien rempli d’écrans, d’onglets ouverts et de notes numériques perdues un peu partout, écrire dans un carnet donne une sensation complètement différente. Les idées semblent plus réelles une fois posées sur papier. Plus lentes aussi. On prend davantage le temps de réfléchir, de dessiner, de raturer ou simplement de laisser une page inachevée.
Et finalement, le carnet devient presque un espace protégé.
Un endroit où tout n’a pas besoin d’être immédiatement partagé, optimisé ou publié.
Je crois aussi qu’il existe une fascination très forte pour les carnets des autres. Les sketchbooks d’illustrateurs, les journaux créatifs, les carnets de voyage ou les pages de journaling racontent souvent énormément d’une personne. On y voit apparaître les idées avant qu’elles soient terminées. Les essais, les erreurs, les couleurs testées, les images collées un peu au hasard ou les pensées écrites très vite.
Et honnêtement, je pense que c’est précisément ce qui les rend si beaux.
Les carnets montrent la créativité en train de se construire.
Ils ne montrent pas uniquement le résultat final.
Je trouve aussi intéressant de voir que beaucoup de personnes accumulent des carnets sans forcément les remplir entièrement. Comme si chaque nouveau carnet contenait déjà une promesse. Une future idée. Une prochaine phase créative. Un projet qu’on n’a pas encore commencé mais qu’on imagine déjà.
Et finalement, je crois que les carnets fascinent autant parce qu’ils restent l’un des rares objets complètement ouverts.
Une page vide ne nous impose rien.
Elle attend simplement de voir ce qu’on va y mettre.
Et de votre coté, combien de carnet entamés ?
A très vite !
Caroline

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