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 Hello les Makers, j'espère que vous allez bien !

Quand on découvre la Jesmonite pour la première fois, on pense souvent qu’il s’agit simplement d’un matériau tendance pour fabriquer des vide-poches ou des dessous de verre terrazzo. Pourtant, plus on explore cet univers, plus on réalise qu’il existe en réalité plusieurs types de Jesmonite… et surtout des rendus complètement différents selon les gammes utilisées.

Et c’est probablement la plus grande surprise autour de cette matière.

Parce qu’entre une Jesmonite ultra lisse et colorée façon objet pop contemporain, une version minérale proche de la pierre naturelle ou encore une finition métallique presque sculpturale, on a parfois du mal à croire qu’il s’agit de la même famille de matériaux.

La version la plus connue reste la Jesmonite AC100, celle que l’on trouve facilement dans les magasins de loisirs créatifs. C’est elle qui a popularisé les plateaux marbrés, les objets terrazzo et les créations aux couleurs très graphiques et un style très fin. Son rendu mat et légèrement pierreux fonctionne parfaitement avec les tendances actuelles : formes organiques, couleurs vitaminées, objets sculpturaux et esthétique très “boutique lifestyle”.



Mais ce que beaucoup de personnes ignorent, c’est que cette Jesmonite plutôt douce et créative n’est qu’une porte d’entrée dans un univers beaucoup plus vaste.

Certaines versions comme la Jesmonite AC730 changent complètement l’ambiance. Ici, on quitte presque le DIY pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus architectural. Le rendu devient brut, minéral, texturé. Certaines pièces ressemblent à du travertin, du béton haut de gamme ou à des objets de galerie contemporaine. Les créations prennent immédiatement une présence beaucoup plus forte dans un intérieur.

On comprend alors pourquoi certains designers utilisent la Jesmonite pour créer des lampes monumentales, des tables sculpturales ou des panneaux décoratifs inspirés de l’architecture méditerranéenne.

 

 Jesmonite AC730 - Finres SA

 

Entre la finesse créative de la AC100 et l’aspect très minéral de la AC730, la Jesmonite AC84 occupe une place un peu à part. Plus robuste et plus technique, elle a été pensée pour des créations qui doivent résister dans le temps, y compris en extérieur. Son rendu reste très esthétique et détaillé, mais avec une sensation plus dense, plus solide et plus architecturale. Là où la AC100 évoque les objets décoratifs contemporains et où la AC730 rappelle la pierre naturelle, la AC84 se rapproche davantage de l’univers de la scénographie, du mobilier et des installations artistiques. C’est une matière particulièrement intéressante pour imaginer des sculptures outdoor, des panneaux texturés, des décors monumentaux ou des pièces inspirées de l’architecture contemporaine.

  

Et contrairement à beaucoup de matériaux créatifs, la Jesmonite accompagne parfaitement les grandes tendances déco actuelles. Les formes irrégulières, les textures imparfaites, les effets minéraux et les objets sculpturaux deviennent même plus beaux grâce aux petites variations de matière.

C’est probablement pour cela que tant d’artistes, designers et créateurs s’en emparent aujourd’hui. La Jesmonite ne donne pas simplement un rendu “DIY”. Elle permet de créer des objets qui semblent réellement pensés comme des pièces de design.

Plus on découvre les différentes gammes, plus on réalise que la Jesmonite n’est pas un simple matériau créatif tendance. C’est presque une boîte à outils artistique capable de changer complètement d’identité selon la manière dont on l’utilise.

 

Avez vous déjà testé la Jesmonite ? 

A très vite ! 

Caroline  

Jesmonite : le matériau créatif aux mille visages

2 avr. 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Ces derniers temps, j’ai l’impression que tout devient personnalisable.

Les gourdes, les coques de téléphone, les sacs, les vêtements, les ordinateurs, les carnets, les chaussures, les bureaux… Même les objets les plus simples finissent recouverts de stickers, de charms, de patchs, de broderies ou de petits détails très personnels.

Et honnêtement, je ne pense pas que ce soit juste une tendance esthétique.

Je crois qu’il y a quelque chose de beaucoup plus profond derrière ce besoin de personnalisation.

Pendant longtemps, on a vécu dans une culture très standardisée. Les mêmes meubles, les mêmes vêtements, les mêmes objets, les mêmes intérieurs minimalistes, les mêmes références visuelles partout sur internet. Avec les réseaux sociaux, cette impression d’uniformité s’est même parfois énormément accentuée.

À force de voir les mêmes tendances circuler partout, beaucoup de personnes ont commencé à ressentir le besoin inverse :
retrouver une forme d’identité visuelle personnelle.

Et je pense que la personnalisation répond exactement à ça.

Ajouter un sticker sur un ordinateur, des charms sur un téléphone ou broder une veste, ce n’est pas seulement “décorer”. C’est une manière de reprendre possession des objets de son quotidien. De dire :

“Cet objet existe partout… mais celui-ci est le mien.”

Je trouve d’ailleurs fascinant de voir à quel point ce besoin touche aujourd’hui toutes les générations. Les adolescents personnalisent leurs gourdes ou leurs coques de téléphone comme d’autres customisaient leurs agendas il y a vingt ans. Les adultes reviennent aux pins, aux écussons, aux bijoux faits main ou aux objets décorés artisanalement.

 


 

 

Et au fond, cela raconte probablement quelque chose de très humain :
on a besoin de montrer qui l’on est à travers les objets qui nous entourent.

La personnalisation devient presque un langage visuel.

Les stickers sur un ordinateur racontent des goûts, des valeurs ou des références culturelles. Les charms accrochés à un sac deviennent des petits marqueurs identitaires. Certaines couleurs, certains objets ou certaines associations permettent immédiatement de reconnaître une esthétique, une communauté ou une sensibilité créative.

Parce qu’aujourd’hui, les gens ne cherchent plus seulement à acheter des objets. Ils cherchent à construire un univers personnel.

On ne veut plus simplement “avoir” une gourde, un carnet ou un tote bag. On veut qu’il raconte quelque chose de nous.

Et honnêtement… je trouve ça assez intéressant dans une époque où énormément de choses sont produites en masse.

Personnaliser devient presque une réaction à l’uniformité, comme si les gens essayaient de remettre un peu d’individualité dans des objets standardisés.

Je crois aussi qu’il y a une dimension très sociale derrière tout cela.

Pendant longtemps, l’appartenance à un groupe passait beaucoup par les vêtements, la musique ou certaines références culturelles visibles. Aujourd’hui, cela passe aussi énormément par les objets personnalisés.

On reconnaît immédiatement :
les univers créatifs,
les fans de DIY,
les esthétiques kawaii,
les amateurs de papeterie,
les personnes très maximalistes ou au contraire très minimalistes.

Les objets deviennent des extensions visuelles de nos goûts et de nos communautés.

Et finalement, je pense que ce succès de la personnalisation raconte quelque chose de très positif.

Dans un monde où énormément de choses deviennent numériques, rapides et standardisées, beaucoup de personnes ressentent le besoin de remettre un peu d’elles-mêmes dans leur quotidien.

Même à travers un simple sticker.

Et vous, comment vous vous différenciez ? 

A très vite ! 
Caroline 

Pourquoi les gens personnalisent tout maintenant

30 mars 2026

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Il y a des lieux qui vous donnent simplement envie de ralentir. Pas forcément parce qu’ils sont calmes, mais parce qu’ils réveillent quelque chose dans votre regard.

LX Factory, à Lisbonne, m’a fait exactement cet effet-là.

J’y suis allée en 2022 et je crois que cela a été l’un de mes plus gros coups de cœur créatifs de ces dernières années. Pourtant, quand on essaie de décrire le lieu objectivement, cela pourrait presque sembler assez simple : un ancien site industriel reconverti avec des cafés, des restaurants, des boutiques, des studios créatifs et une immense librairie.

 


  

Mais une fois sur place, ce n’est pas du tout ce qu’on ressent.

Le quartier dégage une énergie très particulière. Quelque chose de vivant, de légèrement désordonné, de créatif sans être figé. Les murs sont couverts d’affiches, de collages, de tags, de peintures. Les façades gardent leurs traces industrielles, les enseignes semblent toutes avoir leur propre personnalité et les lieux ne cherchent pas à être parfaitement lisses.

Et honnêtement… cela fait énormément de bien.

On sent que les gens viennent là pour travailler, créer, discuter, prendre un café pendant des heures ou simplement regarder autour d’eux. Le quartier semble fonctionner davantage comme un immense terrain d’inspiration que comme une simple destination shopping.

Mais le vrai choc pour moi a été Ler Devagar.

Je pense sincèrement que c’est l’une des librairies les plus marquantes dans lesquelles je sois entrée.

Le lieu occupe une ancienne imprimerie et on sent encore cette mémoire industrielle partout. Les immenses étagères montent presque jusqu’au plafond, les livres semblent s’accumuler dans tous les sens, une énorme presse ancienne trône encore au milieu de l’espace et au-dessus de tout cela flotte ce fameux vélo suspendu devenu presque le symbole du lieu.

Mais ce qui m’a marquée, ce n’est pas seulement le décor.

C’est la sensation qu’on ressent à l’intérieur.

On a envie de toucher les livres, de regarder les couvertures, de s’arrêter sur des détails, de feuilleter des ouvrages qu’on n’aurait jamais ouverts ailleurs. Le lieu donne envie d’être curieux. Et je crois que c’est extrêmement rare aujourd’hui.

 


  

Je me souviens avoir passé énormément de temps à simplement observer les gens. Certains lisaient. D’autres travaillaient. D’autres semblaient juste profiter de l’ambiance avec un café. Personne ne donnait l’impression d’être pressé.

Et finalement, je crois que c’est cela qui rend cet endroit aussi inspirant.

Ler Devagar ne ressemble pas à une librairie pensée uniquement pour vendre des livres. Elle ressemble à un lieu où les idées circulent.

Et forcément, quand on aime les univers créatifs, c’est assez puissant.

Je pense aussi que LX Factory représente très bien une certaine esthétique créative contemporaine qu’on retrouve aujourd’hui partout : les lieux hybrides, les anciennes usines transformées, les cafés-librairies, les espaces où le design reste un peu brut, les objets qui semblent avoir une histoire, les endroits qui mélangent culture, artisanat, graphisme, nourriture, musique et création dans un même espace.

Certaines personnes critiquent d’ailleurs le quartier aujourd’hui en disant qu’il est devenu trop connu, trop “instagrammable” ou trop touristique. Et je comprends un peu cette réflexion. 

 


 

 Mais malgré cela, je trouve que le lieu conserve encore quelque chose de très inspirant.

Parce qu’il ne donne pas seulement envie d’acheter des choses.

Il donne envie de refaire son bureau.
D’ouvrir un carnet.
De créer une affiche.
De repenser une palette de couleurs.
De lancer un projet.
Ou simplement de regarder les détails du quotidien avec un œil un peu plus attentif.

Et finalement, je crois que les lieux qui nous marquent vraiment sont souvent ceux-là.

Ceux qui nous remettent doucement dans un état de curiosité créative.

Connaissez vous ce lieu ? 

A très vite ! 
Caroline 


 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Ces derniers mois, j’ai l’impression de voir apparaître de nouvelles retraites créatives quasiment chaque semaine.

Des week-ends crochet dans une maison de campagne.
Des séjours aquarelle au bord de la mer.
Des retraites céramique, couture, broderie, écriture, photographie ou journaling.
Des formats très slow, très cocooning, souvent organisés dans de beaux lieux avec des repas partagés, des ateliers créatifs et cette promesse qui revient partout :

ralentir et créer.

 

Et honnêtement… je comprends complètement pourquoi ce type de format fonctionne autant aujourd’hui.

Parce qu’au fond, les retraites créatives ne sont pas seulement des ateliers.

Ce sont des parenthèses.

Le principe est assez simple : pendant un week-end ou plusieurs jours, un petit groupe de personnes se retrouve dans un lieu pensé pour favoriser la créativité. On y vient pour apprendre une technique, avancer sur un projet, découvrir un savoir-faire ou simplement retrouver du temps pour créer.

Mais très souvent, il se passe autre chose.

On décroche un peu du quotidien.
On ralentit.
On discute avec des personnes qui aiment fabriquer elles aussi.
On passe plusieurs heures loin des notifications et des écrans.
Et surtout, on retrouve un temps long qu’on a parfois complètement perdu dans nos vies habituelles.

 

 


 

Je pense que c’est précisément pour ça que les retraites créatives explosent aujourd’hui.

Il y a les ateliers, l'envie de faire chez soi... Mais les retraites vont encore plus loin.

Elles transforment la créativité en expérience complète.

Et honnêtement, cela correspond parfaitement à notre époque.

On vit dans des rythmes très rapides et souvent très fragmentés. Beaucoup de personnes ont du mal à trouver plusieurs heures d’affilée pour créer tranquillement chez elles. Les projets restent commencés puis abandonnés sur une table. Les idées s’accumulent sans vraiment trouver leur place.

Les retraites créatives offrent presque l’inverse de tout ça.

Pendant quelques jours, créer devient l’activité principale. On se réveille en sachant qu’on va fabriquer, apprendre, tester, discuter, expérimenter. Et je crois que beaucoup de cerveaux créatifs avaient besoin de retrouver cet espace-là.

Je pense aussi que ces retraites répondent à quelque chose de très humain : le besoin de créer ensemble.

Pendant longtemps, les loisirs créatifs étaient souvent vus comme des activités très solitaires. Aujourd’hui, on sent au contraire un énorme besoin de communautés créatives. Les gens cherchent des espaces où ils peuvent partager leurs projets, échanger des idées, voir comment les autres travaillent ou simplement être entourés de personnes qui aiment fabriquer elles aussi.

Et honnêtement… j'aurai adoré avoir cette idée il y a 10 ans lorsque j'ai lancé mon activité !

Parce qu’au fond, beaucoup de personnes créatives passent leur temps à accumuler des inspirations seules derrière un écran. Les retraites permettent de remettre du collectif dans tout ça.

Je trouve aussi intéressant de voir que ces formats mélangent souvent plusieurs choses :
le DIY,
le bien-être,
la nature,
la cuisine,
la décoration,
la slow life,
et parfois même une forme de développement personnel très doux.

Créer devient presque une manière de reprendre un peu de place pour soi.

Et je pense que cela explique aussi pourquoi les retraites créatives attirent aujourd’hui des publics très variés. On n’y trouve pas uniquement des personnes “très manuelles” ou pas du tout. Beaucoup viennent surtout chercher :
du calme,
de l’inspiration,
du temps,
ou simplement le plaisir de refaire quelque chose avec leurs mains.

Parce qu’au fond, je crois que ces retraites racontent quelque chose de plus large sur notre époque.

Les gens ne cherchent plus seulement des vacances ou des loisirs.

Ils cherchent des moments où ils peuvent réellement ralentir, apprendre, rencontrer et créer.


Avez vous déjà testé ? 
Ou avez vous envie de vous jeter dans l’expérience ? 

A très vite ! 
Caroline  

 

Les retraites créatives explosent en ce moment !

20 mars 2026

Depuis quelques mois, impossible de passer à côté des vidéos “Anthropologie inspired” sur TikTok, Pinterest ou Instagram. Un vase IKEA transformé avec de la peinture texturée, des cadres rayés repeints à la main, des lampes festonnées DIY ou encore des verres décorés de mini cerises : toute une nouvelle génération de contenus créatifs s’inspire directement de l’univers d’Anthropologie.

Mais ce qui est intéressant, c’est qu’Anthropologie n’est pas seulement une marque de décoration. C’est presque un laboratoire de tendances.

Créée aux États-Unis dans les années 1990, Anthropologie s’est imposée avec une approche très différente des enseignes déco classiques. Là où beaucoup de marques ont longtemps misé sur des intérieurs minimalistes, très neutres et standardisés, Anthropologie a développé des univers beaucoup plus chaleureux, créatifs et émotionnels.

Leurs boutiques ressemblent souvent à des appartements rêvés : bouquets XXL, objets artisanaux, vaisselle colorée, meubles vintage, textiles graphiques et accumulation de détails inattendus. Chaque objet semble avoir une personnalité.

Et même sans connaître forcément le nom de la marque, beaucoup de personnes ont déjà croisé certains de leurs objets iconiques sur Pinterest ou Instagram.

On pense par exemple :

  • aux fameuses tasses à monogramme devenues cultes dans les années Pinterest 2010,
  • aux grands miroirs dorés ultra baroques,
  • aux verres décorés de petits fruits ou d’illustrations naïves,
  • aux poignées de meubles façon céramique artisanale,
  • ou encore aux lampes festonnées et aux objets aux formes ondulées.

Ce qui rend Anthropologie aussi influente aujourd’hui, c’est surtout sa capacité à détecter très tôt les grandes tendances visuelles.

En regardant leurs nouvelles collections, on peut déjà voir émerger plusieurs directions très fortes pour les prochains mois.

 


 

 

D’abord, le grand retour des rayures.
Mais pas les rayures minimalistes et discrètes des années scandinaves. Ici, elles sont épaisses, contrastées, joyeuses et presque rétro. Elles rappellent les parasols italiens, les fêtes foraines vintage ou les bonbons acidulés. Les cadres rayés, les assiettes graphiques ou les coussins à motifs deviennent de véritables objets décoratifs.

Autre tendance omniprésente : les petits motifs ludiques et décalés.
Les cerises notamment sont partout. On les retrouve sur les verres, les bijoux, la vaisselle, les charms ou les accessoires textiles. C’est une esthétique qui mélange nostalgie des années 2000, influence méditerranéenne et “dopamine decor”.

Anthropologie pousse aussi énormément les formes organiques et imparfaites.
Les bols ondulés, les coussins aux contours irréguliers ou les assiettes volontairement asymétriques montrent une vraie envie de revenir à des objets qui semblent faits à la main. Et c’est probablement l’une des raisons du succès actuel du DIY : l’imperfection devient esthétique.

On retrouve également un énorme retour des inspirations artisanales :

  • émaux colorés,
  • céramiques méditerranéennes,
  • détails peints à la main,
  • verre soufflé,
  • finitions irrégulières,
  • objets qui semblent chinés ou fabriqués dans un atelier.

Les palettes de couleurs sont elles aussi très révélatrices des tendances à venir :

  • jaune beurre,
  • rose bubblegum,
  • vert olive,
  • rouge tomate,
  • bleu marine profond,
  • crème chaud.

Et c’est précisément là qu’apparaissent les fameux “Anthropologie Hacks”.

Les produits de la marque étant souvent coûteux, Internet s’est mis à recréer cette esthétique avec des versions DIY ou customisées. Le principe n’est pas de copier exactement un objet, mais plutôt de s’inspirer de cet univers très identifiable pour fabriquer des pièces uniques et accessibles.

C’est aussi ce qui explique pourquoi ces contenus fonctionnent autant sur les réseaux sociaux : les objets sont visuellement très forts, mais techniquement assez simples à reproduire.

Un cadre rayé peut être peint à la main.
Un verre à cerises peut être personnalisé avec de la peinture spéciale verre.
Une poignée artisanale peut être recréée avec de la pâte autodurcissante.
Un miroir festonné peut être fabriqué à partir d’un modèle basique.

Finalement, les “Anthropologie Hacks” racontent quelque chose de plus large sur l’évolution de la décoration et des loisirs créatifs. On sort progressivement des intérieurs très parfaits et minimalistes pour revenir vers des espaces plus vivants, plus colorés et plus personnels.

Des maisons qui ressemblent davantage à des univers créatifs qu’à des showrooms.

Tu connaissais cette marque ? 

A très vite ! 
Caroline  

 

Qu'est-ce que la tendance “Anthropologie Hacks” ?

18 mars 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Ces dernières années, j’ai l’impression que les lieux de fabrication sont devenus beaucoup plus visibles.

On voit apparaître partout :
des FabLabs,
des ateliers partagés,
des manufactures collaboratives,
des cafés créatifs,
des ateliers céramique,
des lieux hybrides entre artisanat, numérique, coworking et culture.

Et honnêtement… je comprends complètement pourquoi ces endroits attirent autant.

Parce qu’ils racontent quelque chose qui manque énormément aujourd’hui : le plaisir de voir les choses se fabriquer pour de vrai.

Quand on entre dans un lieu de fabrication, il se passe souvent quelque chose de particulier. Il y a du bruit, des matières, des outils, des essais en cours, des odeurs de bois, de textile ou de peinture. On voit des prototypes, des objets pas terminés, des machines en fonctionnement, des gens concentrés autour d’une idée.

Et je crois que cela fascine parce qu’on voit rarement ça dans notre quotidien.

Beaucoup de choses que nous utilisons aujourd’hui sont devenues invisibles. On achète un objet fini sans savoir comment il a été pensé, fabriqué, assemblé ou réparé. Les lieux de fabrication remettent tout ce processus au centre.

  


 

Ils rendent la création visible.

Et je pense que c’est aussi pour ça que les vidéos de fabrication fonctionnent autant sur internet. Les gens adorent regarder quelqu’un fabriquer quelque chose. Observer un objet apparaître progressivement à partir de matière brute est presque hypnotisant.

Il y a quelque chose de très satisfaisant dans le fait de voir une idée devenir réelle.

Je trouve aussi intéressant de voir à quel point ces lieux mélangent aujourd’hui des univers qui étaient autrefois très séparés.

Dans beaucoup de FabLabs ou d’ateliers créatifs, on peut voir :
de la couture à côté d’une imprimante 3D,
de la céramique près d’une découpe laser,
du bois, du textile, de l’électronique, du graphisme ou de l’illustration cohabiter dans le même espace.

Et honnêtement, je pense que c’est précisément ce qui rend ces lieux si inspirants.

Ils donnent envie d’essayer.

On entre parfois avec une idée très précise… puis on découvre une machine, une matière ou une technique qu’on n’aurait jamais imaginé tester.

Je crois aussi que ces lieux répondent à un besoin très actuel : refaire des choses ensemble.

Pendant longtemps, fabriquer était souvent associé à quelque chose de solitaire. Aujourd’hui, les lieux de fabrication deviennent aussi des espaces sociaux. On y vient pour apprendre, discuter, partager des compétences, demander de l’aide ou simplement voir ce que les autres fabriquent.

Et finalement, cela change complètement la façon dont on apprend à créer.

 

 

 

Internet permet évidemment d’apprendre énormément de choses, mais il manque parfois ce moment très concret où l’on voit quelqu’un utiliser une machine, toucher une matière, expliquer un geste ou improviser une solution.

Les lieux de fabrication recréent cela.

Je pense aussi qu’ils rassurent beaucoup de personnes qui ont envie de fabriquer mais qui n’osent pas forcément se lancer seules. Quand on voit un atelier vivant, des projets imparfaits, des essais en cours et des gens qui apprennent ensemble, la création paraît tout de suite plus accessible.

Et honnêtement… je trouve ça très important.

Parce qu’on a parfois l’impression que pour créer, il faudrait déjà tout maîtriser. Avoir le bon matériel, les bonnes compétences, les bonnes idées.

Alors qu’en réalité, beaucoup de projets commencent simplement par :

“Et si j’essayais ?”

Et c’est probablement ça que j’aime le plus dans les lieux de fabrication.

Ils donnent envie de passer à l’action. Et vous, quel est votre MakerSpace préféré ? 

A très vite ! 
Caroline 


 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

Depuis 4 ou 5 ans, quelque chose change profondément dans l’univers de la laine.

Pendant des années, le marché créatif a surtout été dominé par de grandes gammes très standardisées : mêmes palettes de couleurs, mêmes compositions, mêmes rendus visuels, avec parfois cette sensation que tout le monde tricotait exactement les mêmes modèles dans les mêmes tons.

Et puis, discrètement, une autre approche a commencé à émerger : celle des laines teintes à la main, produites en petites séries, souvent dans de minuscules ateliers indépendants.

Aujourd’hui, ces mini productions fascinent de plus en plus les passionnés de tricot, crochet et arts textiles. Et honnêtement, cela dépasse largement la simple question du fil.

Car derrière cette tendance, il y a une transformation beaucoup plus profonde de notre rapport aux matières, aux objets créatifs et même à la consommation.

 

 


 

Quand on découvre pour la première fois une laine teinte artisanalement, il y a souvent un vrai choc visuel. Les couleurs n’ont rien à voir avec les palettes industrielles classiques. Elles semblent plus complexes, plus vivantes, presque mouvantes. Un même écheveau peut contenir des nuances fumées, des transitions inattendues, des zones plus saturées ou au contraire presque transparentes.

Et surtout, chaque bain de teinture devient légèrement unique.

C’est probablement cela qui rend ces productions si émotionnelles : on a l’impression d’acheter une matière qui possède déjà une histoire, une intention, une atmosphère.

Certaines teinturières construisent même de véritables univers artistiques autour de leurs collections. Inspirations botaniques, paysages nordiques, cinéma, littérature, saisons, références vintage, esthétique cottagecore… les gammes ressemblent parfois davantage à des projets de direction artistique qu’à de simples nuanciers.

Et finalement, cela raconte quelque chose de très contemporain : les loisirs créatifs deviennent de plus en plus sensibles à la narration visuelle.

 

 


 

Aujourd’hui, on ne choisit plus seulement une laine pour sa composition technique. On la choisit aussi pour ce qu’elle évoque. Pour l’ambiance qu’elle crée. Pour l’univers dans lequel elle projette.

On voit aussi apparaître des phénomènes très liés aux micro-productions : quantités limitées, coloris éphémères, précommandes, teintures saisonnières ou collaborations avec des designers tricot.

Ce qui est fascinant, c’est que cette tendance arrive exactement au moment où beaucoup de personnes cherchent à ralentir leur consommation.

Dans un monde dominé par l’ultra production et les plateformes géantes, acheter un écheveau teint dans un petit atelier possède une dimension presque opposée : on a souvent rencontré la personne qui l’a créé, on suit son univers, on comprend ses inspirations, on accepte même les petites irrégularités du produit.

Et ces irrégularités deviennent justement une qualité.

Car dans la laine teinte à la main, rien n’est totalement uniforme. Deux écheveaux peuvent présenter de légères variations. Les couleurs réagissent différemment selon les fibres. Les nuances changent avec la lumière. Et finalement, c’est précisément cette imperfection qui attire aujourd’hui énormément de créatifs.





Après des années d’objets extrêmement lisses, standardisés et industrialisés, beaucoup de personnes recherchent désormais des textures plus organiques, des couleurs plus complexes et des objets qui conservent une trace visible de la main humaine.

Et la laine teinte artisanalement répond parfaitement à cela.

Mais ce qui est intéressant aussi, c’est que ces mini productions transforment complètement la manière de tricoter ou crocheter.

Quand on utilise une laine artisanale, le projet devient souvent plus lent, plus précieux. On réfléchit davantage au modèle, à la texture, à la manière dont les couleurs vont évoluer. Certaines personnes parlent même d’un rapport presque méditatif à ces fils.

Parce qu’au-delà de la technique, ces pratiques permettent aussi de recréer un rapport plus sensible au temps, à la matière et aux objets.

Finalement, les mini productions de laine racontent peut-être quelque chose de très actuel : dans un monde où tout devient rapide, standardisé et illimité, nous recommençons à rechercher des objets rares, imparfaits, fabriqués lentement… et profondément humains.


As tu déjà testé de la laine teinte de façon artisanale ? 

A très vite ! 
Caroline 

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Aujourd’hui, nous allons explorer un mouvement qui a complètement changé notre manière de penser le design, le graphisme et même les objets du quotidien : le Bauhaus.

On voit son influence absolument partout.
Dans les affiches géométriques, les identités visuelles minimalistes, les meubles aux lignes tubulaires, les compositions très structurées ou encore les posters avec écrit “BAUHAUS” en grandes lettres noires qui envahissent les boutiques déco et les concept stores.

Et pourtant, derrière cette esthétique devenue presque iconique, le Bauhaus est bien plus qu’une simple tendance graphique.

Le Bauhaus naît en Allemagne en 1919 sous l’impulsion de Walter Gropius. L’idée de départ est assez révolutionnaire : réunir artistes, architectes, designers et artisans dans une même école afin de repenser complètement l'artisanat moderne et le design.

À cette époque, beaucoup d’objets décoratifs sont encore très chargés, très ornés, parfois produits sans réelle cohérence entre esthétique et usage. Le Bauhaus cherche alors à simplifier les formes et à créer des objets à la fois beaux, fonctionnels et accessibles.

 

Cette idée va profondément transformer le design moderne.

Le mouvement défend une approche où chaque élément doit avoir une utilité réelle. Les formes deviennent plus simples, plus lisibles, presque essentielles. Le décoratif n’est plus pensé comme un ajout mais comme une conséquence naturelle de la structure et de l’équilibre.

C’est là que naissent les grands codes visuels du Bauhaus.

Les formes géométriques occupent une place centrale.
Le cercle, le carré et le triangle deviennent presque un langage graphique à eux seuls. Les lignes sont franches, les compositions très construites et les espaces vides jouent un rôle aussi important que les formes elles-mêmes.

La couleur est également utilisée de manière très précise.

Le Bauhaus travaille énormément avec les couleurs primaires — rouge, bleu, jaune — souvent associées au noir, au blanc et à quelques tons neutres. Cette palette donne immédiatement cette sensation de design graphique très structuré que l’on reconnaît encore aujourd’hui dans énormément d’affiches contemporaines.

La typographie change aussi complètement avec le Bauhaus.

Les polices deviennent plus simples, plus droites, sans ornements inutiles. Les mises en page cherchent la clarté, l’équilibre et la lisibilité. Beaucoup de compositions graphiques actuelles utilisant de grandes typographies noires, des alignements précis et des grilles très visibles héritent directement de cette manière de penser le graphisme.

Mais ce qui rend le Bauhaus particulièrement fascinant, c’est qu’il ne se limite jamais à l’affiche ou au design graphique.

Le mouvement influence le mobilier, l’architecture, les luminaires, les textiles, les objets industriels et même l’organisation des espaces intérieurs. Cette idée qu’un objet peut être minimaliste tout en restant extrêmement esthétique vient en grande partie du Bauhaus.

On retrouve encore aujourd’hui cette influence dans les meubles tubulaires en acier chromé, les lampes sphériques, les intérieurs très géométriques ou les objets où la structure devient un élément décoratif à part entière.

Et ce qui est intéressant, c’est que beaucoup de tendances graphiques contemporaines continuent de réutiliser ces codes.

Les affiches abstraites modernes, certains univers minimalistes, le graphisme éditorial, le design de nombreuses marques lifestyle ou encore les compositions Pinterest très architecturales empruntent directement au Bauhaus cette idée qu’une image peut être extrêmement forte avec très peu d’éléments.

Même certains mouvements beaucoup plus expressifs comme le Memphis Design ou certaines versions du minimalisme contemporain restent indirectement liés à cet héritage.

Le Bauhaus a finalement installé quelque chose qui paraît aujourd’hui évident : le design peut être simple sans être froid, fonctionnel sans être ennuyeux et minimaliste tout en gardant une identité visuelle extrêmement forte.

Et un siècle plus tard, cette manière de penser continue encore de façonner une immense partie des objets, des affiches et des univers graphiques qui nous entourent.

Connaissiez vous ce mouvement ? 

A très vite ! 
Caroline 

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Ces derniers mois, j’ai l’impression de revoir partout des loisirs créatifs que j’adorais déjà il y a vingt ans.

Les bracelets brésiliens, les perles, les stickers, les porte-clés personnalisés, les carnets décorés, les bijoux colorés… Toute cette esthétique très années 2000 revient soudainement dans les tendances créatives actuelles et honnêtement, cela me rend beaucoup trop heureuse.

Mais ce que je trouve intéressant, c’est que ce retour ne ressemble pas juste à un simple effet nostalgie.

Toute une nouvelle génération redécouvre ces loisirs créatifs avec ses propres codes visuels, ses inspirations et une esthétique beaucoup plus assumée. Les couleurs sont plus graphiques, les accumulations plus créatives, les associations plus libres. On retrouve ce côté joyeux, un peu naïf et très personnel qu’avaient les DIY des années 2000, mais avec une nouvelle énergie.

Et honnêtement… je trouve ça assez génial.

Le plus drôle, c’est que certaines de ces activités n’avaient jamais vraiment disparu pour moi.

Sur la chaîne YouTube de La Maison des Makers, on a par exemple publié plusieurs tutoriels autour des bracelets brésiliens chaque mois depuis l'été dernier. À l’époque, ce type de DIY était parfois vu comme quelque chose d’un peu “ado”, pas forcément très moderne ou très tendance.

  


 Et aujourd’hui, on retrouve exactement les mêmes codes partout.

Les fils colorés, les bracelets accumulés jusqu’au poignet, les perles alphabet, les petits charms, les couleurs pop… tout cela revient très fort dans la mode, les accessoires et les contenus créatifs.

Je trouve d’ailleurs fascinant de voir à quel point les années 2000 influencent actuellement les univers créatifs. Pendant plusieurs années, beaucoup de tendances tournaient autour de palettes très neutres, très minimalistes, très beige. Aujourd’hui, on sent revenir quelque chose de beaucoup plus spontané et expressif.

Les gens ont à nouveau envie de couleurs franches, d’objets personnalisés et surtout de choses qui ressemblent à leur personnalité.

Et je pense qu’il y a aussi quelque chose de très rassurant dans le retour de ces loisirs créatifs.

Fabriquer un bracelet brésilien ou décorer un carnet reste une activité extrêmement simple. On n’a pas besoin d’un énorme budget, d’un atelier parfaitement équipé ou de compétences techniques impressionnantes.

On crée juste pour le plaisir.

Et honnêtement, je crois que beaucoup de personnes avaient besoin de retrouver ça.

Parce qu’aujourd’hui, énormément de choses deviennent productives, optimisées ou transformées en contenu. Même les hobbies peuvent parfois donner l’impression qu’il faut être excellent immédiatement.

Alors que les loisirs créatifs des années 2000 avaient souvent quelque chose de beaucoup plus libre. On fabriquait sans forcément chercher un résultat parfait. On passait juste des heures à faire et refaire des bracelets, à choisir des couleurs, à customiser des objets ou à créer des petites choses pour ses amis.

Et finalement… je pense que c’est précisément ce qui revient aujourd’hui.

Le plaisir simple de créer quelque chose avec ses mains sans chercher à le rentabiliser ou à le rendre parfait.

Et vous, quelle est votre tendance des années 2000 préférée ? 

A très vite ! 
Caroline  

 

 

 

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Aujourd’hui, je vous propose un petit projet textile rapide, fun et accessible à tous : la customisation d’un mini foulard avec du flex thermocollant pailleté. Ce tuto est parfait pour apprendre à travailler le flex tout en ajoutant une touche de style à vos accessoires du quotidien.


 

Le motif est à télécharger gratuitement sur le blog, et vous y trouverez plusieurs petits personnages adorables et éléments graphiques pour créer un look unique et décalé.

Matériel nécessaire

  • Un carré de tissu type popeline, coton ou voile léger (env. 40 x 40 cm)

  • Du flex thermocollant pailleté

  • Une machine de découpe type Cricut (lien affilié)

  • Une feuille de transport

  • Un fer à repasser ou une presse à chaud

  • Du papier sulfurisé

  • Le fichier à télécharger ici 

     


     

     

Étapes de réalisation

  1. Télécharger et ouvrir le fichier
    Rendez-vous sur le blog pour télécharger gratuitement le fichier de découpe. Il contient plusieurs petits personnages et symboles funky que vous pouvez combiner librement. Ouvrez le fichier dans votre logiciel de découpe et ajustez la taille en fonction du foulard.

  2. Découper le flex
    Positionnez votre flex sur la feuille de transport, côté brillant vers le bas. Mettez le visuel en miroir, puis lancez la découpe. Une fois terminé, échenillez soigneusement.

     


  3. Positionner le motif
    Repassez votre tissu pour le lisser. Positionnez les éléments découpés sur le mini foulard, en les répartissant harmonieusement. Recouvrez d’une feuille de papier sulfurisé.

     

     

     

  4. Thermocoller
    Appliquez le fer à repasser pendant 15 à 20 secondes sans vapeur, en appuyant bien sur chaque partie du motif. Laissez refroidir quelques secondes puis retirez le film plastique.

     

     

     

  5. Finaliser votre foulard
    Pliez votre foulard comme souhaité et nouez-le autour du cou, dans les cheveux ou sur un sac. Le flex tient bien au lavage à 30 °C. Évitez simplement le sèche-linge pour préserver les paillettes.

Ce projet est idéal pour les débutants en flex et permet de personnaliser facilement un accessoire avec un rendu original. N’hésitez pas à varier les formes, les messages et les couleurs pour créer votre propre série de mini foulards funky.

DIY – Mon mini foulard funky (motif offert)

6 mars 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

On parle souvent des couleurs, des matières, des images ou des motifs. Mais on oublie parfois un élément absolument essentiel de notre quotidien visuel : les polices de caractères.

Avant même de lire une phrase, notre cerveau ressent déjà la forme des lettres. Une typographie peut rendre un message joyeux, élégant, rassurant, artisanal, très contemporain ou complètement froid. Elle peut donner envie d’entrer dans un café, de faire confiance à une marque, de garder une affiche, d’acheter un livre ou simplement de sourire en marchant dans la rue.

Et ce qui me fascine le plus, c’est que les mots eux-mêmes finissent parfois par devenir du décor.

On le voit énormément aujourd’hui dans les cafés, les boutiques, les studios créatifs ou les lieux lifestyle. Une phrase peinte sur un mur, quelques mots écrits au sol ou une enseigne à la typographie très forte suffisent parfois à créer immédiatement une ambiance entière. “You are magic”, “Come hangout” ou “You are beautiful” ne servent pas uniquement à transmettre une information. Ces phrases participent à l’atmosphère du lieu. Elles créent une sensation.

  

 

Et finalement, elles créent aussi un sentiment d’appartenance.

Quand une marque, un lieu ou même une communauté utilise certains mots, certaines typographies ou certaines phrases récurrentes, cela finit par devenir un langage visuel partagé. On reconnaît immédiatement l’univers. Certaines typographies donnent une sensation de créativité, d’autres évoquent quelque chose de plus militant, plus doux, plus nostalgique ou plus joyeux.

Je pense que c’est précisément pour cela que les créatifs deviennent souvent obsédés par les lettres.

Parce qu’une typographie ne sert pas seulement à écrire.

Elle donne un ton.
Une énergie.
Une personnalité entière.

 


 

Une police peut immédiatement rendre un projet plus premium, plus accessible, plus humain ou plus expérimental. Une typo rétro très ronde ne raconte pas du tout la même chose qu’une serif élégante ou qu’une écriture manuscrite irrégulière.

Je trouve qu’on le ressent énormément dans les tendances actuelles.

Après des années de visuels très lisses et très numériques, on voit revenir des typographies beaucoup plus vivantes. Les lettres imparfaites, les caractères inspirés des années 70, les mots peints à la main ou les grandes phrases graphiques prennent énormément de place dans les univers créatifs.

Les gens semblent avoir envie de retrouver des lettres qui respirent un peu plus.

Des lettres qui montrent le geste humain derrière elles.

 

 

 

Je pense aussi que cela explique pourquoi autant de personnes aiment aujourd’hui le lettering, les affiches typographiques ou les projets autour des mots. Écrire devient presque une pratique créative à part entière. Les phrases ne servent plus uniquement à transmettre une information : elles deviennent des objets d'inclusion et de communication.

Et finalement, c’est peut-être ça qui me plaît le plus dans la typographie.

Elle nous rappelle que les mots ne vivent jamais seuls.

Ils arrivent toujours avec une forme, une couleur, une taille, un rythme… et parfois même avec tout un sentiment d’appartenance derrière eux.


Aviez vous déjà fait attention à tout cela ? 

A très vite ! 
Caroline  


Comment les typographies façonnent notre quotidien

3 mars 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Il y a des univers graphiques qui semblent tellement présents dans notre quotidien qu’on finit presque par ne plus les regarder. Sanrio fait partie de ceux-là. On croit connaître. On pense immédiatement à Hello Kitty, aux trousses d’école, aux peluches, aux stickers, aux licences vues partout. Et pourtant, dès qu’on prend le temps de regarder vraiment cet univers, on se rend compte qu’il est beaucoup plus riche, plus subtil et plus influent qu’il n’y paraît.

Car Sanrio, ce n’est pas seulement Hello Kitty.

C’est tout un monde peuplé de personnages devenus des icônes : My Melody, Little Twin Stars, Keroppi, Pompompurin, Cinnamoroll, Kuromi, Tuxedo Sam, Pochacco, Gudetama… Chacun avec son histoire, ses couleurs, son caractère, son ambiance. Un univers entier construit autour d’une idée très simple en apparence : créer des personnages attachants, capables d’entrer dans le quotidien sous forme de petits objets. Sanrio a officiellement été fondée en 1960, et Hello Kitty apparaît en 1974, avant d’être commercialisée sur de premiers produits dès l’année suivante. 

 


 

 Et c’est là que Sanrio a été visionnaire.

Avant même que les marques parlent “d’univers de marque”, “d’objets émotionnels” ou de “lifestyle”, Sanrio avait déjà compris que les personnages pouvaient transformer les objets les plus banals. Un porte-monnaie, un crayon, une boîte, une gomme, une trousse, une brosse, une serviette, un carnet… Tout pouvait devenir plus désirable simplement parce qu’un personnage venait y déposer une émotion.

C’est peut-être cela, la vraie révolution Sanrio : avoir rendu le quotidien affectif.

Dans l’esthétique Sanrio vintage, il y a quelque chose de très reconnaissable. Les dessins sont simples, les traits sont doux, les couleurs souvent pastel mais jamais fades. Les personnages ont des visages très lisibles, presque minimalistes. Deux yeux, parfois une bouche minuscule, une expression douce, un accessoire signature. Hello Kitty avec son nœud. My Melody avec sa capuche. Little Twin Stars avec leur univers céleste. Keroppi avec son énergie enfantine. Tout est pensé pour être immédiatement identifiable.

Mais contrairement à ce que la grande distribution a parfois fini par nous faire croire, Sanrio n’est pas seulement un monde rose, sucré et un peu saturé.

Il existe une esthétique Sanrio beaucoup plus fine, presque nostalgique, que l’on retrouve dans les visuels des années 70, 80 et 90. Une esthétique de papeterie japonaise, de petits carnets, de papier légèrement crème, de couleurs tendres, de motifs répétitifs, de mini scènes illustrées, de personnages posés dans des décors très simples. C’est doux, graphique, enfantin sans être criard. Très loin des produits dérivés surchargés qui ont parfois envahi les rayons.

 

 (j'ai eu un cadeau dans ce papier quand j'étais enfait et je l'ai toujours conservé tellement je le trouvais inspirant !)

 

Et c’est probablement là que le regard se brouille.

À force d’être décliné partout, Sanrio a aussi été réduit. La grande distribution s’est emparée de Hello Kitty comme d’un symbole immédiatement vendable. On l’a vue sur tout, parfois sans soin, sans cohérence, sans respect de l’univers graphique d’origine. Trop de rose, trop de paillettes, trop de plastique, trop de produits sans âme. À un moment, beaucoup de gens ont fini par associer Hello Kitty à une esthétique commerciale un peu excessive, presque fatigante.

Alors qu’en réalité, l’ADN Sanrio est beaucoup plus intéressant.

Il y a dans cet univers une vraie intelligence du vide, du petit détail et du personnage-signe. Hello Kitty, par exemple, fonctionne précisément parce qu’elle est simple. Son visage sans bouche permet à chacun d’y projeter son émotion. Elle peut être joyeuse, mélancolique, calme, rêveuse, rassurante. C’est un personnage qui ne s’impose pas : il accompagne.

Et cette logique a profondément influencé notre culture visuelle.

Aujourd’hui, on retrouve l’héritage Sanrio partout : dans les stickers, les charms, les mascottes de marques, les accessoires kawaii, les cafés à thème, les packagings mignons, les peluches collector, les objets de bureau, la papeterie créative, les figurines, les blind boxes, les Labubu, les Sonny Angels, les univers de journaling ou encore certaines esthétiques très Pinterest autour du “cute lifestyle”.

Sanrio a changé notre rapport aux objets.

 

 

 

Il nous a appris qu’un petit personnage pouvait rendre un objet plus intime. Qu’une trousse pouvait devenir un souvenir. Qu’un carnet pouvait avoir une personnalité. Qu’un porte-clés pouvait raconter une appartenance. Qu’une collection de stickers pouvait devenir un langage.

Et cela résonne énormément avec les loisirs créatifs.

Parce que dans le DIY aussi, on cherche souvent à transformer les objets ordinaires en objets émotionnels. On personnalise, on colle, on brode, on imprime, on assemble, on ajoute une touche qui rend l’objet plus proche de nous. Sanrio fonctionne exactement sur cette frontière entre objet utile et objet affectif.

Ce qui est fascinant aussi, c’est la manière dont Sanrio a su créer des personnages pour différentes sensibilités. My Melody incarne une douceur presque cottagecore avant l’heure. Little Twin Stars évoquent un imaginaire cosmique, pastel et rêveur. Keroppi parle davantage à l’énergie joyeuse et graphique des années 80-90. Kuromi, avec son côté plus punk, plus noir, plus espiègle, a parfaitement trouvé sa place dans une culture Y2K et alternative. Gudetama, avec sa fatigue existentielle, parle presque mieux aux adultes qu’aux enfants.

C’est cela qui rend Sanrio si fort : ce n’est pas un seul personnage, mais une galerie d’émotions.

Et finalement, si l’univers revient aussi fort aujourd’hui, ce n’est pas seulement par nostalgie. C’est parce qu’il correspond parfaitement à notre époque. Nous vivons dans un monde rapide, numérique, saturé, parfois dur. Les personnages Sanrio apportent une forme de douceur immédiate, presque réparatrice. Ils ne demandent pas grand-chose. Ils sont là. Ils sourient peu, mais ils rassurent beaucoup.

  

Image d’Épingle Story 

 La vraie esthétique Sanrio, celle que l’on redécouvre aujourd’hui avec plaisir, n’est donc pas celle des produits dérivés trop criards. C’est une esthétique vintage, tendre, graphique, très japonaise dans sa manière d’accorder de l’importance aux petits objets. Une esthétique de papeterie, de mini mondes, de collections précieuses, de personnages simples mais parfaitement dessinés.

Et peut-être que c’est pour cela qu’elle continue à inspirer autant.

Parce qu’au fond, Sanrio a compris avant tout le monde une chose essentielle : nous ne nous attachons pas seulement aux grands objets, aux grandes marques ou aux grandes histoires. Nous nous attachons aussi aux petites choses. À un autocollant. À une gomme. À une boîte. À un personnage imprimé sur un coin de page.

Et parfois, ce sont justement ces petits détails qui construisent les plus grands imaginaires.

 

Je suis certaine que tu connais l'univers de Sanrio, mais avait tu cette vision de ces codes ? 

A très vite ! 
Caroline  

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Depuis quelques mois, un nouveau format de rencontre créative commence à apparaître un peu partout : le Sunday Swap.
Derrière ce nom très Pinterest se cache en réalité quelque chose de beaucoup plus intéressant qu’une simple tendance lifestyle.

Le Sunday Swap raconte surtout une évolution profonde de notre rapport aux objets, à la créativité et à la consommation.

Le principe est simple : des copines et des copines de copines se retrouvent le temps d’un dimanche pour échanger des créations, des objets faits main, des vêtements, des livres, des plantes ou des productions artisanales dans une ambiance conviviale. Mais contrairement aux vide-greniers traditionnels, il ne s’agit pas vraiment de vendre. Le cœur du concept repose davantage sur la circulation des objets, la rencontre et la valeur accordée au geste créatif.

Et c’est probablement pour cela que cette tendance résonne autant aujourd’hui.

Depuis plusieurs années, on voit émerger une forme de fatigue face à l’hyperconsommation et aux objets standardisés. La GenZ est de plus en plus attirée par des objets qui racontent quelque chose : une fabrication, une personne, un savoir-faire, une histoire. Le Sunday Swap s’inscrit complètement dans cette logique. On ne vient pas seulement chercher un objet, on vient chercher une relation différente à l’objet.

 

Derrière les jolies tables et les mises en scène soignées, on retrouve des mécanismes très proches :

  • réemploi,
  • économie circulaire,
  • mutualisation,
  • transmission de savoir-faire,
  • valorisation du local,
  • création de lien social,
  • et réduction de la logique de consommation pure.

 

Le troc revient ici sous une forme modernisée et presque réenchantée.

Pendant longtemps, le troc a été associé à quelque chose de “système D” ou de pure nécessité économique. Aujourd’hui, il revient comme un choix culturel et parfois même politique. Échanger devient une manière de ralentir, de sortir de la logique du tout marchand et de redonner de la valeur au temps de fabrication.

 


 

 

C’est particulièrement intéressant dans le monde du DIY.

Pendant des années, le fait-main a souvent été perçu comme une activité secondaire ou décorative. Les communautés créatives revendiquent désormais une vraie culture du “faire” : produire moins, mais mieux ; fabriquer des objets utiles ; apprendre à réparer ; comprendre les matériaux ; personnaliser son quotidien ; retrouver une autonomie créative.

Le Sunday Swap devient alors presque un prolongement naturel de cette culture maker contemporaine.

Ce n’est pas seulement un événement “mignon” à photographier.
C’est aussi une manière de recréer des micro-communautés locales autour de pratiques créatives, artisanales et circulaires.

Et ce qui est fascinant, c’est que cette tendance apparaît justement à un moment où beaucoup de personnes cherchent à sortir des échanges uniquement numériques. Après des années de contenus ultra rapides et de consommation instantanée, on observe un retour vers des formats plus humains : craft clubs, ateliers collectifs, repair cafés, marchés indépendants, bibliothèques d’objets, cafés couture…

Le Sunday Swap s’inscrit complètement dans ce mouvement plus large.

Finalement, cette tendance parle peut-être moins d’objets que de société.
Elle raconte une envie de ralentir, de partager autrement et de remettre un peu de relation humaine dans nos façons de consommer.

Et honnêtement, dans un monde saturé d’objets impersonnels, voir revenir des échanges basés sur la créativité, le réemploi et la rencontre est probablement une très bonne nouvelle pour la culture DIY.

Avez vous déjà tenté votre "Sunday Swap ?" (même s'il ne s'appelait pas comme cela !)

 A très vite 
Caroline

A  



Connais-tu le Sunday Swap ?

28 févr. 2026

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Si vous suivez le blog depuis un moment, vous savez qu’on aime beaucoup parler couleurs par ici. On avait d’ailleurs déjà évoqué les couleurs Pantone de l’année et leur influence dans l’univers créatif. Et honnêtement, je trouve toujours fascinant de voir à quel point certaines palettes finissent par apparaître partout : dans la déco, les loisirs créatifs, les packagings, la mode ou même les univers graphiques des réseaux sociaux.

Cette année, je me suis plongée dans la Pinterest Palette et il y a une combinaison que j’adore particulièrement : le wasabi et le cassis.

Deux couleurs qui, sur le papier, pourraient sembler impossibles à associer. D’un côté un vert très vif, presque électrique. De l’autre un violet profond, dense, un peu velours. Et pourtant ensemble… cela fonctionne incroyablement bien.

Je trouve cette palette à la fois très créative, un peu rétro et très contemporaine.

  Du Cool Blue au Orange Topaze : découvrez la Palette Pinterest™ 2026 |  Pinterest Newsroom

Pinterest dévoile les cinq couleurs qui marqueront 2026 – La Réclame 

Elle me fait penser :
aux affiches risographiées,
aux packagings arty qu’on voit apparaître partout,
aux palettes des années 70 revisitées,
ou encore à certains univers graphiques très Pinterest justement : colorés, assumés et un peu maximalistes.

Et honnêtement… ça me donne immédiatement envie de fabriquer des choses.

Je crois que c’est ce que j’aime le plus avec Pinterest : certaines associations de couleurs déclenchent immédiatement des idées de projets dans mon cerveau. Une palette devient presque un point de départ créatif.

Dès que j’ai vu cette combinaison wasabi / cassis, j’ai commencé à imaginer des des projets textile, des stickers, des packagings, des scénographies d’événements ou même des objets déco.

Je trouve aussi intéressant de voir à quel point les palettes Pinterest s’éloignent parfois des couleurs très neutres qu’on a vues partout ces dernières année : du beige, du blanc cassé, du moka et des palettes très minimalistes. Aujourd’hui, on sent revenir des couleurs beaucoup plus fortes, plus expressives et plus joyeuses.

Et honnêtement… ça fait du bien.

Je pense qu’il y a un vrai besoin de créativité visuelle plus vivante en ce moment. Les gens ont envie de couleurs qui contrastent, qui donnent de l’énergie et qui rendent immédiatement un projet reconnaissable.

Parce qu’au-delà des tendances, Pinterest reste surtout un immense terrain de jeu créatif.

Et vous, quelle est votre combo couleurs de l'année ? 

A très vite ! 
Caroline 

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