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 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

On a longtemps parlé des activités manuelles comme de simples passe-temps. Une manière agréable d'occuper un dimanche après-midi, de fabriquer un cadeau ou de décorer son intérieur. Et puis, petit à petit, quelque chose a changé dans notre manière de les regarder.

Aujourd'hui, on ne parle plus seulement de couture, de tricot, de broderie, de peinture, de céramique ou de collage comme de loisirs créatifs. On en parle aussi comme de gestes qui apaisent, qui recentrent, qui aident à traverser des périodes de stress, de fatigue ou de surcharge mentale.

Et ce qui est intéressant, c'est que cette impression n'est pas seulement une intuition de créatifs.

Depuis plusieurs années, de nombreuses études s'intéressent au lien entre arts, activités manuelles, bien-être et santé mentale. L'Organisation mondiale de la Santé a même consacré un important rapport à la place des arts dans la santé et le bien-être. On y retrouve une idée forte : les pratiques artistiques et créatives peuvent jouer un rôle dans la prévention, l'accompagnement et l'amélioration de la qualité de vie.

Bien sûr, fabriquer un bracelet, broder un motif ou peindre une aquarelle ne remplace pas un suivi médical lorsque l'on traverse une souffrance psychologique importante. Mais la science semble confirmer quelque chose que beaucoup de personnes ressentent déjà : créer de ses mains peut vraiment nous faire du bien.

 

 


 

Les activités manuelles nous ramènent dans le présent

L'une des premières raisons qui expliquent les effets positifs des activités manuelles sur le mental, c'est leur capacité à nous ramener dans le moment présent.

Lorsque l'on brode, que l'on tricote, que l'on modèle de l'argile ou que l'on découpe du papier, notre attention se déplace. Elle quitte, au moins temporairement, les pensées qui tournent en boucle pour se concentrer sur un geste concret. Il faut suivre un fil, choisir une couleur, lisser une matière, aligner une perle, ajuster une forme.

Ce n'est pas spectaculaire. C'est même souvent très simple.

Mais c'est précisément cette simplicité qui rend l'expérience intéressante. Les gestes répétitifs et précis créent une forme d'ancrage. On ne pense plus uniquement à ce que l'on doit faire ensuite, à ce que l'on n'a pas terminé ou à ce qui nous inquiète. On revient à ses mains, à la matière, au rythme du geste.

C'est sans doute pour cela que des activités comme le tricot, le crochet ou la broderie sont souvent décrites comme presque méditatives. Elles ne demandent pas forcément de vider son esprit, ce qui peut être très difficile. Elles proposent plutôt de l'occuper autrement.

 

Le geste répétitif apaise le système nerveux

Ce qui revient souvent dans les études sur le tricot, le crochet ou les pratiques textiles, c'est l'idée de calme. Beaucoup de participants expliquent utiliser ces activités pour se détendre, se poser ou gérer le stress du quotidien.

Une grande enquête internationale menée auprès de tricoteurs adultes a notamment montré un lien entre la fréquence de pratique du tricot et le fait de se sentir plus calme et plus heureux. Les personnes qui tricotaient en groupe évoquaient aussi davantage de lien social et de communication avec les autres.

Ce point me semble très important, parce qu'il montre que l'activité manuelle ne fait pas du bien uniquement parce qu'elle produit un joli objet. Elle agit aussi pendant que l'on crée.

Il y a quelque chose dans la répétition du geste qui rassure. Le mouvement revient, presque comme une respiration. Maille après maille, point après point, couche après couche, le corps retrouve un rythme plus régulier.

Dans une époque où l'on passe beaucoup de temps à répondre, anticiper, scroller, comparer ou décider, ces gestes répétitifs offrent une pause rare. Ils ne nous demandent pas d'aller plus vite. Ils nous demandent simplement d'être là.

 


  

Fabriquer renforce le sentiment de compétence

Il y a aussi un autre aspect, moins souvent évoqué, mais très puissant : les activités manuelles nous redonnent le sentiment d'être capables.

Dans nos vies quotidiennes, beaucoup de choses restent abstraites. On travaille sur des mails, des fichiers, des réunions, des idées. On accomplit beaucoup, mais il ne reste pas toujours une trace concrète de ce que l'on a fait.

Avec une activité manuelle, le résultat apparaît peu à peu sous nos yeux.

Une page se remplit. Un motif prend forme. Un objet sort de nos mains. Une matière brute devient quelque chose d'identifiable. Et même si le résultat n'est pas parfait, il existe.

Ce sentiment d'accomplissement est loin d'être anodin. En psychologie, on parle souvent d'estime de soi, de maîtrise ou de sentiment d'efficacité personnelle. Dans les activités créatives, cette sensation peut revenir doucement, par petites réussites successives.

Réussir un nœud. Comprendre une technique. Terminer une création. Réparer une erreur. Oser recommencer.

Ce sont de petits événements, mais ils peuvent avoir un vrai impact. Surtout dans les périodes où l'on doute, où l'on se sent fatigué ou où l'on a l'impression de ne plus avancer.

 

 

La créativité permet d'exprimer ce que les mots ne disent pas toujours

Toutes les activités manuelles ne sont pas forcément émotionnelles. Parfois, on a simplement envie de fabriquer quelque chose de joli ou d'apprendre une technique. Et c'est très bien ainsi.

Mais il arrive aussi que la création devienne un moyen d'exprimer ce que l'on ne sait pas toujours formuler.

Une couleur choisie instinctivement. Une page de collage un peu chaotique. Un carnet rempli sans intention précise. Une broderie répétitive. Une pièce en argile que l'on modèle sans chercher à obtenir un résultat parfait.

Dans ces moments-là, le geste créatif devient une forme de langage.

C'est d'ailleurs l'un des principes que l'on retrouve dans certaines approches d'art-thérapie : passer par la création pour explorer des émotions, déposer quelque chose, mettre à distance une expérience ou retrouver une forme de sécurité intérieure.

Encore une fois, il ne s'agit pas de dire que toute activité DIY devient automatiquement thérapeutique. Mais il serait dommage d'ignorer cette dimension. Beaucoup de personnes créent précisément parce que cela leur permet de faire circuler quelque chose qu'elles n'arrivent pas toujours à dire autrement.

 

Les activités manuelles créent du lien

On imagine souvent les loisirs créatifs comme des activités solitaires. Et c'est vrai qu'ils peuvent l'être. Il y a quelque chose de très précieux dans le fait de créer seule, au calme, dans son coin.

Mais les activités manuelles sont aussi de formidables espaces de lien.

Un atelier couture, un cours de céramique, un café tricot, une séance de scrapbooking entre amies ou un atelier créatif en famille ne produisent pas seulement des objets. Ils produisent aussi des conversations, des encouragements, des souvenirs et parfois même un sentiment d'appartenance.

Ce lien social est essentiel pour la santé mentale. De nombreuses recherches montrent que l'isolement pèse fortement sur le bien-être psychologique. Or les pratiques créatives collectives permettent souvent d'entrer en relation d'une manière plus douce.

On n'est pas obligé de parler de soi immédiatement. On peut commencer par parler d'une couleur, d'un point raté, d'une technique, d'un tissu ou d'un projet. Et parfois, c'est justement parce que l'on fait quelque chose ensemble que la parole devient plus facile.

C'est peut-être l'une des raisons pour lesquelles les ateliers créatifs plaisent autant aux adultes aujourd'hui. Ils permettent de retrouver une forme de sociabilité simple, concrète, sans mise en scène excessive.

 

 

 

Ce que la science dit vraiment

La science ne dit pas que faire du crochet ou de la poterie va résoudre tous les problèmes. Et c'est important de le préciser.

Les recherches sur le sujet sont encourageantes, mais elles restent parfois hétérogènes. Certaines études portent sur de grands échantillons, d'autres sur des groupes plus petits. Certaines observent les effets des pratiques créatives dans la vie quotidienne, d'autres s'intéressent à des interventions encadrées ou à des contextes thérapeutiques.

Une revue récente consacrée aux interventions basées sur les activités artisanales conclut d'ailleurs qu'il existe des signes positifs pour la santé mentale et le bien-être, mais que davantage d'études de qualité sont encore nécessaires pour comprendre précisément les mécanismes à l'œuvre.

Et finalement, cette nuance me semble très saine.

Elle permet d'éviter les grandes promesses faciles.

Oui, les activités manuelles peuvent soutenir le bien-être. Oui, elles peuvent réduire le stress ressenti, renforcer l'estime de soi, favoriser le calme, créer du lien et aider certaines personnes à mieux traverser des périodes difficiles.

Mais elles ne sont pas une solution magique.

Elles sont plutôt une ressource.

Une ressource accessible, douce, concrète, que l'on peut intégrer dans son quotidien.

 

Peut-être que nos mains savent quelque chose que nous avions oublié

Ce qui me touche le plus dans toutes ces recherches, c'est qu'elles viennent finalement confirmer quelque chose d'assez ancien.

Depuis toujours, les êtres humains fabriquent. Ils tissent, sculptent, décorent, réparent, assemblent, peignent, cousent, modèlent, transmettent des gestes. Pendant longtemps, ces activités étaient nécessaires. Puis elles sont devenues des loisirs. Aujourd'hui, on redécouvre qu'elles peuvent aussi être essentielles à notre équilibre.

Peut-être parce qu'elles nous reconnectent à une part très simple de nous-mêmes.

Faire quelque chose avec ses mains, c'est ralentir. C'est accepter qu'un objet demande du temps. C'est se concentrer sur une matière réelle. C'est voir une idée prendre forme. C'est retrouver une relation plus directe entre l'intention et le geste.

Dans un monde où beaucoup de choses passent par les écrans, où les journées sont remplies d'informations rapides et de sollicitations constantes, cette expérience devient presque précieuse.

Les activités manuelles ne sont donc pas seulement bonnes pour la santé mentale parce qu'elles occupent l'esprit.

 

Elles nous rappellent que nous avons besoin de faire, de toucher, d'essayer, de créer, de nous tromper, de recommencer et parfois simplement de nous asseoir quelques instants avec un projet entre les mains.

Et vous, quelle activité manuelle vous apaise le plus lorsque vous avez besoin de ralentir ?

A très vite !

Caroline

Hello les Makers, 

 

 J'espère que vous allez bien ! 

 

Nous avons de plus en plus de lieux où vous retrouver et je comprends que ça ne soit pas toujours clair pour vous... 

 Je vous propose un petit récap chaque mois afin que vous soyez toujours au courant d'où venir fabriquer à nos cotés. 

 

 5 Juillet : 

ADY Montpellier : Atelier enfant, Je fabrique mes scrunchies 

ADY Toulouse : Atelier enfant, Je fabrique mes scrunchies 

 

8 Juillet : Ateliers à La Maison des Makers, 5 rue de l'Equipement, 31320 Castanet Tolosan 

Je Couds mon sac de plage

Je fabrique mon Miroir en Macramé

 

12 Juillet : 

ADY Toulouse : Atelier enfant, Je fabrique mon sac à Linge 

Polygone Montpellier : Ateliers Miroir en Raphia et Attache de Smartphone 

 

17 et 18 Juillet : 

Ateliers Biodiversité, Maison pour Tous Albert DUBOUT, Montpellier 

 

 26 Juillet : 

ADY Montpellier : Atelier enfant, Je fabrique ma Pochette à maillots 

 


 

On se retrouve en Juillet ?

4 juil. 2023

Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

Il suffit de regarder autour de nous pour s’en rendre compte. Les ateliers de céramique affichent complet plusieurs semaines à l’avance. Les cours de couture ne désemplissent pas. Les rayons créatifs des librairies et des magasins spécialisés s’agrandissent. Sur les réseaux sociaux, des millions de personnes regardent d’autres personnes peindre, broder, tricoter ou fabriquer des miniatures pendant des heures.

Et pourtant, pendant longtemps, les loisirs créatifs ont souffert d’une image un peu désuète. Ils étaient souvent associés aux activités manuelles de l’enfance ou à quelques passions considérées comme confidentielles.

Alors que s’est-il passé ?

Pourquoi les loisirs créatifs attirent-ils aujourd’hui autant d’adultes, parfois très éloignés de cet univers quelques années auparavant ?



  

Une société où l'on passe ses journées à produire de l'immatériel

Pour beaucoup d'entre nous, le travail est devenu essentiellement numérique.

Nous écrivons des mails. Nous remplissons des tableaux. Nous participons à des réunions en visioconférence. Nous gérons des projets, des données ou des informations.

Notre quotidien est rempli d'actions utiles, mais dont le résultat reste souvent invisible.

À la fin d'une journée, il ne reste parfois aucune trace concrète de ce que nous avons accompli.

C'est peut-être l'une des raisons qui expliquent le succès actuel des loisirs créatifs.

Fabriquer un objet procure une satisfaction immédiate. On peut le toucher, le regarder, le montrer ou l'utiliser. Une broderie terminée, un carnet relié à la main, une bougie coulée soi-même ou une pièce en céramique deviennent des preuves tangibles du temps passé.

Dans un monde de plus en plus virtuel, créer quelque chose de réel apporte une forme d'équilibre.

Le besoin de ralentir

Nous vivons dans une époque où tout semble aller vite.

Les notifications se succèdent. Les informations défilent en continu. Les contenus sont consommés en quelques secondes avant d'être remplacés par d'autres.

Face à cette accélération permanente, les loisirs créatifs offrent une expérience radicalement différente.

Impossible de broder un motif en accéléré. Impossible de tricoter une écharpe en dix minutes. Impossible de faire sécher une aquarelle plus vite parce que l'on est pressé.

Ces activités imposent leur propre rythme.

Et c'est précisément ce qui les rend si précieuses.

Pendant quelques heures, on cesse d'être dans la performance ou l'urgence. On entre dans un temps plus lent, plus attentif, presque méditatif.

Ce n'est pas un hasard si de nombreuses personnes décrivent aujourd'hui la couture, le crochet ou la peinture comme de véritables parenthèses de bien-être.


Créer plutôt que consommer

Pendant des années, notre rapport aux objets a été largement basé sur l'achat.

Nous voulions quelque chose ? Nous l'achetions.

Aujourd'hui, une partie des consommateurs semble rechercher autre chose.

Fabriquer un objet permet de comprendre ce qu'il représente réellement. Le temps nécessaire, les gestes, les matériaux, les savoir-faire.

Cette expérience change souvent notre regard sur ce que nous possédons.

Lorsque l'on passe plusieurs heures à réaliser un coussin, un bijou ou un carnet, on développe une relation différente à l'objet final. Il ne s'agit plus simplement d'un produit. Il devient le souvenir d'un moment, d'un apprentissage ou d'une réussite personnelle.

C'est peut-être aussi pour cela que les créations faites main ont une valeur émotionnelle si particulière.

Une façon d'exprimer sa personnalité

Les loisirs créatifs répondent également à un besoin d'expression.

Dans de nombreux aspects de notre vie, nous évoluons dans des cadres relativement normés. Les codes professionnels, les habitudes sociales ou les contraintes du quotidien laissent parfois peu de place à l'expérimentation.

Créer permet de retrouver cet espace de liberté.

Choisir des couleurs, imaginer une composition, mélanger des matières, détourner des objets ou inventer quelque chose qui n'existait pas auparavant devient une manière de raconter qui l'on est.

Ce qui est intéressant, c'est que le résultat n'est pas forcément l'objectif principal.

Beaucoup de personnes continuent à pratiquer des activités créatives sans chercher à vendre leurs réalisations ou à atteindre un niveau professionnel.

Le plaisir réside souvent dans le processus lui-même.




Le retour du collectif

On pourrait croire que les loisirs créatifs sont des activités solitaires.

Pourtant, leur succès actuel repose aussi sur une dimension profondément sociale.

Les ateliers créatifs, les FabLabs, les cafés couture, les clubs de tricot ou les rencontres entre passionnés se multiplient partout.

Dans une société où de nombreuses interactions passent désormais par les écrans, ces moments permettent de recréer du lien.

On échange des astuces, on partage des réussites, on rit de ses erreurs et l'on découvre des personnes que l'on n'aurait probablement jamais rencontrées autrement.

Finalement, les loisirs créatifs produisent souvent bien plus que des objets.

Ils produisent aussi des souvenirs et des rencontres.

Une réponse à un besoin très humain

Quand on observe toutes ces évolutions, on réalise que le succès des loisirs créatifs dépasse largement la simple mode.

Ils répondent à plusieurs besoins fondamentaux : ralentir, apprendre, expérimenter, créer, comprendre, partager et donner du sens à son temps.

Peut-être que ce qui attire autant les adultes aujourd'hui n'est pas seulement l'envie de fabriquer.

C'est l'envie de retrouver une forme de maîtrise dans un monde qui paraît parfois complexe et imprévisible.

Prendre une feuille de papier, quelques perles, un morceau de tissu ou un pinceau et transformer une idée en quelque chose de concret reste une expérience étonnamment satisfaisante.

Et finalement, si les loisirs créatifs séduisent autant aujourd'hui, c'est peut-être parce qu'ils nous rappellent quelque chose d'essentiel : nous ne sommes pas seulement faits pour consommer des choses. Nous sommes aussi faits pour en créer.

 

Et vous, qu'est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans les loisirs créatifs ?

A très vite !

Caroline



 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

Depuis quelques années, les mots upcycling, zéro déchet, slow living ou encore consommation responsable se sont installés dans notre quotidien. Ils apparaissent dans les magazines, sur les réseaux sociaux, dans les boutiques et même dans les conversations entre amis. Le monde des loisirs créatifs n'échappe évidemment pas à cette évolution.

Et c'est plutôt logique.

Car lorsqu'on aime fabriquer de ses mains, on développe souvent une relation particulière aux objets. On comprend le temps nécessaire pour réaliser quelque chose, la valeur des matériaux et l'énergie qui se cache derrière chaque création. Très vite, on commence à regarder autrement ce que l'on possède déjà.

Pourtant, le DIY n'est pas toujours aussi vertueux qu'on l'imagine. Acheter du matériel pour chaque nouveau projet, suivre toutes les tendances créatives ou accumuler des fournitures qui finissent au fond d'un placard peut rapidement générer une quantité importante de déchets et de consommation.

Alors comment concilier créativité et démarche plus responsable ? Comment continuer à fabriquer, expérimenter et s'amuser tout en limitant son impact ?

La réponse se trouve peut-être dans une manière différente de regarder les objets qui nous entourent.

 

 



 

Le matériau le plus écologique est souvent celui qui existe déjà

Lorsque l'on parle de création responsable, notre premier réflexe consiste souvent à rechercher des matériaux écologiques. On s'intéresse au coton biologique, aux papiers recyclés, aux peintures naturelles ou aux matières certifiées. Ces alternatives sont évidemment intéressantes, mais elles nous font parfois oublier une réalité très simple : le matériau le plus écologique est souvent celui que nous possédons déjà.

Dans nos maisons se cachent une quantité impressionnante de ressources créatives. Un vieux drap peut devenir une série de sacs à vrac. Une chemise oubliée peut se transformer en coussin ou en pochette. Des magazines destinés au recyclage peuvent nourrir des heures de collage. Quant aux bocaux, aux cartons ou aux chutes de tissu, ils représentent souvent un véritable trésor pour qui aime fabriquer.

Cette approche demande un petit changement de regard. Au lieu de commencer un projet par une liste d'achats, on commence par explorer ce que l'on possède déjà. Et souvent, cette contrainte devient une formidable source d'inspiration. Les idées naissent différemment. Les projets deviennent plus personnels. On s'éloigne peu à peu de la reproduction parfaite vue sur Pinterest pour inventer sa propre version.

Finalement, créer de manière éco-responsable ne consiste pas seulement à choisir les bons matériaux. C'est aussi apprendre à voir du potentiel là où l'on voyait auparavant des objets inutiles.

 

L'upcycling est avant tout un exercice de créativité

Le succès de l'upcycling ne s'explique pas uniquement par des préoccupations environnementales. S'il séduit autant aujourd'hui, c'est aussi parce qu'il réveille quelque chose de profondément créatif.

Transformer un objet existant est souvent plus stimulant que partir d'une feuille blanche. Lorsqu'une créatrice récupère une nappe ancienne pour en faire une robe ou qu'un artisan transforme des chutes de bois en mobilier, il ne s'agit pas simplement de réutilisation. Il s'agit d'imagination.

Chaque matériau apporte ses contraintes, ses imperfections et son histoire. Et ce sont précisément ces contraintes qui obligent à trouver des solutions nouvelles. Là où un matériau neuf offre des possibilités infinies, un matériau récupéré impose un cadre qui stimule l'inventivité.

C'est peut-être pour cette raison que tant de créateurs apprécient cette démarche. L'objectif n'est plus seulement de fabriquer un objet. Il devient aussi de révéler le potentiel caché d'une matière existante. On ne cherche plus uniquement à produire. On cherche à transformer.

Et dans un monde où beaucoup d'objets semblent jetables, cette idée possède quelque chose de particulièrement satisfaisant.

 

 

 

Le plus grand gaspillage créatif n'est pas toujours celui que l'on croit

Lorsque l'on évoque les déchets créatifs, on pense souvent aux chutes de papier, aux emballages ou aux restes de tissu. Pourtant, le gaspillage le plus important est parfois beaucoup moins visible.

Il se cache dans nos achats impulsifs. Dans ces fournitures achetées pour un projet que l'on n'a jamais commencé. Dans les machines utilisées quelques semaines avant de prendre la poussière. Dans les tendances que l'on suit par enthousiasme avant de passer à la suivante.

Les loisirs créatifs sont un univers passionnant, mais ils sont aussi devenus un marché extrêmement dynamique. Chaque saison apporte son lot de nouvelles techniques, de nouveaux outils et de nouvelles envies. Il est parfois difficile de résister à l'idée que le prochain achat sera celui qui relancera notre créativité.

Pourtant, les créateurs les plus expérimentés savent souvent que l'inspiration naît rarement de l'accumulation. Elle apparaît davantage lorsque l'on apprend à mieux utiliser ce que l'on possède déjà.

Cette réflexion peut sembler contre-intuitive dans une société où tout nous pousse à consommer davantage. Mais elle rejoint finalement l'esprit même du DIY : faire par soi-même plutôt qu'acheter systématiquement la solution toute faite.

 

Apprendre à aimer les imperfections

L'une des raisons pour lesquelles nous générons parfois beaucoup de déchets créatifs est notre recherche du résultat parfait.

Nous abandonnons un projet parce qu'il ne ressemble pas exactement à l'image que nous avions en tête. Nous jetons une création à cause d'une petite erreur. Nous recommençons parce qu'une couture n'est pas parfaitement droite ou qu'une couleur ne correspond pas totalement à nos attentes.

Pourtant, les objets fabriqués à la main racontent justement une histoire différente. Ils portent les traces des essais, des ajustements et parfois même des erreurs.

Cette philosophie est particulièrement visible dans certaines pratiques comme la réparation visible ou le visible mending. Au lieu de cacher une reprise, on la met en valeur. Une déchirure devient un élément décoratif. Une réparation devient une signature.

Ce regard sur l'imperfection change profondément notre rapport à la création. Il nous encourage à terminer nos projets plutôt qu'à les abandonner. Il nous invite à considérer les défauts comme des caractéristiques plutôt que comme des échecs.

Et finalement, il nous rappelle qu'un objet n'a pas besoin d'être parfait pour être beau ou utile.

 

 

 

Créer moins, mais créer mieux

Au fond, le DIY éco-responsable ne consiste pas forcément à produire davantage d'objets à partir de matériaux recyclés. Il nous invite plutôt à réfléchir à ce que nous fabriquons réellement et aux raisons pour lesquelles nous le faisons.

Créer moins, mais créer mieux. Choisir des projets qui nous ressemblent vraiment. Prendre le temps d'apprendre une technique. Fabriquer des objets que l'on utilisera longtemps ou que l'on prendra plaisir à offrir. Accepter de ralentir plutôt que de multiplier les réalisations.

Cette approche rejoint d'ailleurs ce que beaucoup de personnes recherchent aujourd'hui dans les loisirs créatifs. Plus qu'un simple passe-temps, ils deviennent une manière de se reconnecter au temps long, aux matières et aux savoir-faire.

Lorsque l'on adopte cette philosophie, la question des déchets finit presque par devenir secondaire. Parce que l'on entre dans une logique différente. Une logique où chaque matériau est considéré comme une ressource, où chaque objet mérite d'être regardé une seconde fois et où la créativité devient un moyen de prolonger la vie des choses.

 

 

Et finalement, n'est-ce pas l'une des plus belles définitions du DIY ?

Transformer l'existant pour lui offrir une nouvelle histoire.

Et vous, quelle est la création réalisée à partir de récupération dont vous êtes le plus fier ?

A très vite !

Caroline

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

Lorsque l’on commence les loisirs créatifs, on découvre rapidement un nouveau vocabulaire. Entre les termes anglais qui envahissent Pinterest, les mots hérités de l'artisanat traditionnel et les expressions utilisées par les créateurs sur les réseaux sociaux, il n'est pas toujours facile de s'y retrouver.

Et pourtant, derrière ces mots parfois impressionnants se cachent souvent des techniques très accessibles.

Alors aujourd'hui, je vous propose un petit voyage dans le vocabulaire du DIY. Un glossaire créatif à garder sous la main pour mieux comprendre les tutoriels, les vidéos, les ateliers et les tendances que vous croisez au quotidien.

 


 

Les termes que l'on rencontre partout

DIY

C'est probablement le terme le plus connu. DIY signifie Do It Yourself, autrement dit « faire soi-même ». Le mot est aujourd'hui utilisé pour désigner l'ensemble des activités créatives réalisées à la maison : décoration, couture, bijoux, papeterie, customisation ou bricolage.

Maker

Un maker est une personne qui aime fabriquer, réparer, détourner ou inventer des objets. Le mouvement maker est né avec les FabLabs et la fabrication numérique, mais il englobe aujourd'hui une vision beaucoup plus large du faire soi-même.

Upcycling

L'upcycling consiste à transformer un objet ou une matière existante pour lui donner une nouvelle vie avec davantage de valeur. Une vieille chemise devient un tote bag. Une palette devient une étagère. Une chute de tissu devient une trousse.

Handmade

Ce terme anglais signifie simplement « fait main ». On le retrouve très souvent sur les réseaux sociaux, les boutiques créatives ou les marchés de créateurs.

Slow Craft

Inspiré du mouvement Slow Life, le Slow Craft valorise une pratique créative plus lente, plus consciente et davantage centrée sur le plaisir du processus que sur la productivité.

 

Les mots de la couture et du textile

Flex

Matière thermocollante utilisée pour personnaliser les textiles grâce à la chaleur d'une presse ou d'un fer à repasser.

Vinyle adhésif

Film autocollant utilisé pour personnaliser des surfaces rigides comme les gourdes, les boîtes, les vitres ou les carnets.

Patron

Modèle servant de guide pour découper les différentes pièces d'un projet couture.

Mercerie

Boutique spécialisée dans les fournitures textiles : tissus, fils, aiguilles, rubans, boutons et accessoires.

Surjeteuse

Machine à coudre spécialisée dans les finitions des tissus et l'assemblage des matières extensibles.

Punch Needle

Technique de broderie réalisée à l'aide d'une aiguille spécifique qui permet de créer des boucles de fil en relief.

 

 

 

Les mots du papier et de la papeterie créative

Scrapbooking

Art de mettre en scène des photos et souvenirs dans des albums décorés à l'aide de papiers, tampons, stickers et embellissements.

Journaling

Pratique qui consiste à tenir un carnet mêlant écriture, collage, dessin et souvenirs personnels.

Washi Tape

Ruban adhésif décoratif japonais fabriqué à partir de fibres végétales. Il est devenu un incontournable de la papeterie créative.

Die Cut

Motif prédécoupé utilisé en scrapbooking et en décoration de carnet.

Embossage

Technique permettant de créer un relief sur du papier grâce à une poudre chauffée ou à un système mécanique.

Cyanotype

Procédé photographique ancien utilisant la lumière du soleil pour obtenir des impressions bleu profond.

 

Les mots de la bijouterie créative

Miyuki

Marque japonaise de perles extrêmement régulières, particulièrement appréciées pour le tissage de bijoux.

Peyote

Technique de tissage de perles permettant de créer des motifs souples et réguliers.

Brick Stitch

Autre technique de tissage où les perles s'empilent comme des briques.

Tila

Perles plates et carrées à deux trous, très populaires dans les créations graphiques contemporaines.

Cabochon

Pierre, illustration ou élément décoratif à dos plat destiné à être monté sur un bijou.

 

Les mots des machines créatives

Plotter de découpe

Machine capable de découper avec précision du papier, du vinyle, du flex ou d'autres matériaux fins.

Cricut

Nom d'une marque devenue presque synonyme de machine de découpe pour de nombreux créateurs.

Laser

Machine qui découpe ou grave des matériaux grâce à un faisceau lumineux extrêmement précis.

Impression 3D

Procédé de fabrication qui consiste à créer un objet couche après couche à partir d'un fichier numérique.

 

Les mots des tendances créatives

Moodboard

Planche d'inspiration regroupant images, couleurs, matières et références autour d'un projet ou d'un univers créatif.

Cozy

Esthétique centrée sur le confort, la douceur et les ambiances chaleureuses.

Kidult

Contraction de « kid » et « adult ». Désigne les adultes qui apprécient les univers ludiques, nostalgiques ou inspirés de l'enfance.

Dopamine Décor

Tendance déco basée sur l'utilisation de couleurs joyeuses, d'objets amusants et d'éléments qui procurent un sentiment de plaisir immédiat.

Ex-voto

Objet symbolique traditionnellement offert en signe de gratitude. Réinterprété aujourd'hui dans l'univers créatif sous forme de cœurs décoratifs, d'objets muraux ou de créations artisanales inspirées de l'art populaire.

 

 

 

Pourquoi ce vocabulaire évolue-t-il sans cesse ?

Ce qui est fascinant dans l'univers créatif, c'est qu'il emprunte ses références partout. À l'artisanat traditionnel, au design, à la mode, à la décoration, aux réseaux sociaux ou encore à la culture populaire.

Chaque année, de nouveaux mots apparaissent tandis que d'autres reviennent après plusieurs décennies d'oubli. Le vocabulaire créatif est finalement le reflet des tendances, des techniques et des inspirations qui traversent notre époque.

Et c'est aussi ce qui le rend si vivant.

Car derrière chacun de ces termes se cache souvent une histoire, un savoir-faire ou une communauté de passionnés qui ont envie de transmettre ce qu'ils aiment.

Et vous, quel est le mot créatif que vous avez découvert récemment et que vous ne connaissiez pas il y a encore quelques mois ?

A très vite !

Caroline

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

Lorsque l’on commence à utiliser une machine de découpe type Cricut, Silhouette ou ScanNCut, il y a une question qui revient très vite : faut-il acheter du flex ou du vinyle ?

Et honnêtement, la confusion est assez normale.

Les deux se présentent souvent sous forme de feuilles ou de rouleaux colorés. Les deux se découpent à la machine. Les deux permettent de personnaliser des objets. Et dans certains sites ou groupes créatifs, les termes sont parfois utilisés de manière un peu floue.

Pourtant, le flex et le vinyle ne servent pas du tout au même usage.

Le plus simple, c’est de retenir ceci : le flex se pose sur du textile avec de la chaleur, tandis que le vinyle adhésif se colle sur des surfaces rigides et lisses. Le flex est donc parfait pour personnaliser un t-shirt, un tote bag, une trousse ou un sweat. Le vinyle adhésif, lui, sera plutôt utilisé pour décorer une gourde, une boîte, une vitre, un carnet, un miroir, une tasse ou un panneau.

 

 


 

Le flex : pour personnaliser du tissu

Le flex, que l’on appelle aussi flex thermocollant ou parfois vinyle textile, est une matière conçue pour adhérer au tissu grâce à la chaleur. On le découpe avec une machine, on retire les parties inutiles avec un crochet d’échenillage, puis on le transfère sur le textile à l’aide d’une presse à chaud ou d’un fer à repasser.

C’est la matière que l’on utilise souvent pour les flocages de t-shirts, les tote bags personnalisés, les vêtements d’équipe, les sweats à message ou les accessoires textiles. Il existe du flex classique, mais aussi du flex pailleté, velours, métallisé, fluorescent ou à effet 3D.

La particularité importante, c’est qu’il faut généralement découper le motif en miroir. Comme le flex se retourne au moment de la pose, un texte découpé dans le mauvais sens sera illisible une fois thermocollé. C’est l’erreur de débutant la plus fréquente, et presque tout le monde la fait au moins une fois.

 

Le vinyle adhésif : pour décorer les surfaces dures

Le vinyle adhésif, lui, fonctionne plutôt comme un autocollant. Il possède une face collante et se pose à froid sur une surface propre, lisse et rigide. On l’utilise pour personnaliser des gourdes, bocaux, vitrines, boîtes, panneaux, meubles, ordinateurs, miroirs ou éléments de décoration.

Il ne se fixe pas avec la chaleur. Après découpe et échenillage, on utilise souvent un film de transfert pour déplacer le motif sans le déformer, puis on le colle directement sur le support.

Contrairement au flex, il ne faut généralement pas découper le vinyle adhésif en miroir, sauf cas très particulier comme une pose à l’intérieur d’une vitre pour que le motif soit lisible depuis l’extérieur.

 

 

 

Comment choisir entre les deux ?

La vraie question à se poser n’est donc pas : “lequel est le mieux ?”

Mais plutôt : “sur quel support vais-je travailler ?”

Si votre support est en tissu, il faut du flex thermocollant.

Si votre support est rigide, lisse et non textile, il faut du vinyle adhésif.

C’est aussi simple que cela.

Le flex a besoin de chaleur pour fusionner avec les fibres du textile. Le vinyle adhésif, lui, a besoin d’une surface propre et lisse pour coller correctement. Utiliser du vinyle adhésif sur un t-shirt donnera un résultat fragile et temporaire. Utiliser du flex sur une gourde ou un bocal n’aura pas de sens, car il n’est pas conçu pour ce type d’adhérence.

Et c’est finalement ce qui rend ces deux matières si intéressantes : elles ouvrent deux univers créatifs différents.

Avec le flex, on entre dans la customisation textile. On peut créer des vêtements personnalisés, des sacs, des tabliers, des déguisements, des cadeaux de naissance ou des accessoires pour un événement.

Avec le vinyle adhésif, on entre plutôt dans la personnalisation d’objets. On peut créer des étiquettes, décorer une vitrine, organiser une cuisine, customiser une gourde, fabriquer des stickers ou ajouter un message sur un support du quotidien.

 

Le petit piège du mot “vinyle”

Ce qui complique un peu les choses, c’est que le flex est parfois appelé “vinyle thermocollant”, notamment en anglais avec le terme HTV, pour Heat Transfer Vinyl.

C’est techniquement compréhensible, mais cela crée beaucoup de confusion.

Dans un contexte créatif, mieux vaut donc parler de :

flex thermocollant pour les textiles ;

vinyle adhésif pour les surfaces rigides.

Ce vocabulaire évite la plupart des erreurs au moment de commander son matériel.

Et lorsque l’on débute, c’est déjà une petite victoire.

Parce qu’il n’y a rien de plus frustrant que de recevoir une jolie feuille dorée en pensant personnaliser une gourde, avant de découvrir qu’il s’agit en réalité d’un flex prévu pour un tote bag.

 

 

 

Et finalement, pourquoi on les aime autant ?

Si le flex et le vinyle séduisent autant les créatifs, c’est parce qu’ils permettent de transformer très rapidement un objet simple en création personnelle.

Un t-shirt basique devient une pièce unique.

Une boîte ordinaire devient une jolie boîte de rangement.

Une gourde devient un cadeau personnalisé.

Un tote bag devient un accessoire à message.

Ces matières rendent la personnalisation très accessible. Elles permettent d’obtenir un résultat propre, graphique, presque professionnel, même avec un projet assez simple.

Et c’est sans doute pour cela qu’elles plaisent autant : elles donnent l’impression de pouvoir reprendre la main sur les objets du quotidien.

Non pas pour tout transformer, mais pour ajouter une petite touche à soi.

Une couleur, un prénom, une phrase, un motif, un détail qui rend l’objet moins anonyme.

 

Et vous, vous êtes plutôt team flex sur textile ou vinyle adhésif sur objets ?

A très vite !

Caroline

Quelle différence entre flex et vinyle ?

18 mai 2023

 Hello les Makers, j’espère que vous allez bien !

 

Il y a des tendances qui passent très vite.

Elles arrivent dans nos intérieurs, envahissent Pinterest pendant quelques mois, puis disparaissent presque aussi rapidement qu’elles sont apparues.

Et puis il y a les fleurs séchées.

Elles reviennent saison après saison, changent de forme, de couleur, de style, mais ne disparaissent jamais vraiment. On les retrouve dans les bouquets bohèmes, les couronnes murales, les herbiers, les bijoux, les bougies, les faire-part, les cadres, les tambours brodés ou les décorations de mariage.

À chaque fois, on pourrait croire que la tendance touche à sa fin.

Et pourtant, les fleurs séchées continuent de nous séduire.

Peut-être parce qu’elles ne sont pas seulement jolies. Elles portent en elles quelque chose de plus profond : l’envie de garder une trace.

 





Une beauté qui dure

Ce qui rend les fleurs séchées si particulières, c’est d’abord leur rapport au temps.

Une fleur fraîche est magnifique parce qu’elle est éphémère. Elle s’ouvre, rayonne quelques jours, puis se fane. Une fleur séchée, elle, raconte une autre histoire. Elle ne cherche plus à être parfaite. Elle devient plus fragile, plus douce, parfois un peu fanée, mais elle garde une présence.

Elle prolonge un instant.

Un bouquet reçu, une balade, un mariage, un été, un jardin, une fleur cueillie presque sans y penser.

C’est sans doute pour cela que nous y sommes si attachés. Les fleurs séchées transforment quelque chose de passager en souvenir visible.

Elles nous rappellent que le beau n’a pas toujours besoin d’être neuf, frais ou éclatant pour nous toucher.

 

Le retour du naturel dans nos intérieurs

Si les fleurs séchées ont autant trouvé leur place dans la décoration, c’est aussi parce qu’elles répondent à notre envie de matières naturelles.

Après des années d’intérieurs très lisses, très blancs, très standardisés, beaucoup de personnes recherchent aujourd’hui des objets plus sensibles. Des matières qui ont une texture. Des couleurs plus sourdes. Des formes irrégulières. Des éléments qui apportent une sensation de douceur et de vécu.

Les fleurs séchées font exactement cela.

Elles adoucissent une pièce sans l’encombrer. Elles apportent une touche végétale sans demander beaucoup d’entretien. Elles s’accordent aussi bien avec une décoration bohème qu’avec un intérieur plus minimaliste, vintage ou contemporain.

Un simple bouquet de lagurus, quelques brins d’eucalyptus, des immortelles colorées ou des fleurs pressées dans un cadre suffisent parfois à transformer l’atmosphère d’un espace.

Elles donnent l’impression que la nature est entrée dans la maison, mais dans une version plus calme, plus durable, presque suspendue.

 

 

 

Des fleurs qui racontent quelque chose

Ce que j’aime particulièrement avec les fleurs séchées, c’est qu’elles ne sont jamais complètement neutres.

Un bouquet de fleurs fraîches est souvent lié à un moment précis. Lorsqu’on le fait sécher, il devient presque un objet de mémoire.

On peut conserver quelques fleurs d’un bouquet de mariage, faire sécher une fleur offerte par un enfant, glisser une petite pensée entre les pages d’un livre ou créer un herbier de vacances avec les plantes observées pendant l’été.

Dans ces gestes très simples, il y a quelque chose de profondément créatif.

On ne fabrique pas seulement une décoration. On choisit de garder une trace.

Et c’est peut-être pour cela que les herbiers et les fleurs pressées reviennent autant aujourd’hui. Ils nous invitent à ralentir, à observer ce qui pousse autour de nous, à regarder les détails que l’on oublie souvent. Une feuille nervurée, une petite fleur des champs, une couleur qui change en séchant.

C’est une façon douce de se reconnecter à la nature, mais aussi à ses propres souvenirs.

 

Une matière parfaite pour les loisirs créatifs

Les fleurs séchées ont aussi un autre avantage : elles se prêtent à une infinité de créations.

On peut les utiliser très simplement, dans un bouquet ou une couronne murale. Mais elles peuvent aussi devenir la base de projets beaucoup plus créatifs.

Elles se glissent dans un cadre pour créer un herbier décoratif. Elles s’associent à la broderie sur un tambour pour former une composition poétique. Elles peuvent être intégrées à des bougies, à des marque-pages, à des cartes, à des bijoux en résine ou à des décorations de table.

Elles se marient très bien avec le papier, le tissu, le bois, la céramique ou le fil.

Et c’est cette souplesse qui les rend si intéressantes pour les makers. À partir d’un élément très simple, presque fragile, on peut imaginer des créations très différentes : naturelles, romantiques, colorées, minimalistes, vintage ou même très graphiques.

Les fleurs séchées laissent beaucoup de place à l’interprétation.

 

 

 

Entre nostalgie et modernité

On associe parfois les fleurs séchées à quelque chose d’ancien.

Les herbiers d’école, les bouquets suspendus dans les maisons de campagne, les fleurs pressées dans les livres, les couronnes de fleurs, les souvenirs gardés dans une boîte.

Mais c’est justement cette dimension nostalgique qui les rend si actuelles.

Aujourd’hui, les fleurs séchées sont réinterprétées avec des codes beaucoup plus contemporains. On les voit dans des compositions murales très graphiques, des bijoux minimalistes, des installations florales spectaculaires, des créations en résine transparente ou des affiches inspirées de la botanique.

Elles font le lien entre deux mondes.

Celui des gestes anciens, simples et patients.

Et celui de la création actuelle, qui aime mélanger les matières, raconter des histoires et redonner de la valeur aux objets faits main.

 

Une tendance qui résiste parce qu’elle a du sens

Si les fleurs séchées ne se démodent jamais, ce n’est donc pas seulement parce qu’elles sont belles.

C’est parce qu’elles répondent à plusieurs envies très profondes.

L’envie de ralentir. L’envie de conserver. L’envie de faire entrer la nature dans nos intérieurs. L’envie de créer avec des matières simples. L’envie de fabriquer des objets qui ne soient pas seulement décoratifs, mais aussi personnels.

 

 

 

Dans un monde où beaucoup de choses se consomment vite, les fleurs séchées proposent une autre temporalité.

Elles nous rappellent qu’un objet peut être beau parce qu’il porte une trace. Parce qu’il a changé. Parce qu’il a traversé le temps.

Et finalement, c’est peut-être exactement ce que l’on recherche dans le fait-main.

Non pas des créations parfaites, mais des créations qui ont une âme.

Des objets qui racontent quelque chose.

Des petits morceaux de nature que l’on garde près de soi, simplement parce qu’ils nous rappellent un moment, une saison, une émotion ou une personne.

 

Et vous, avez-vous déjà conservé des fleurs séchées pour garder le souvenir d’un moment particulier ?

A très vite !

Caroline

Pourquoi les fleurs séchées ne se démodent jamais ?

10 mai 2023

  Hello les Makers !

J'espère que vous allez bien ! Bienvenue pour ce 6ème mot du challenge des Entrepreneuses créatives, le mot du jour est INSPIRATIONS !

 



Bonne question ! Je pense que mes inspirations viennent de mon quotidien en premier lieu ! Des envies et besoins de mes kids, de mes envies à moi et de ce que je vois passer à droite à gauche. 

 Je vais bien entendu régulièrement sur Pinterest, mais cela m'angoisse toujours car je tiens absolument à garder ma patte et mes idées donc on va dire que ça m'inspire surtout pour les thématiques que pour les objets. Que ce soit en atelier ou en kit, ma principale force et ma patte est de vous simplifier la vie donc si les projets ne viennent pas de moi, je vais avoir du mal à vous aider ! 

J'essaie de m'inspirer beaucoup de cultures du mon pour faire mes propositions. Coréenne, japonaise, américaine, indienne... donc je suis abonnée à de nombreux comptes Instagram, TikoTok ou encore des blogs (ouioui !!) hyper inspirants à travers le monde.

 

Ensuite, je pense que ma principale source d'inspiration c'est vous !
Vos demandes, vos remarques, vos envies, vos questions sont toujours hyper inspirant.e.s ! 


A très vite !




 Hello les Makers !

J'espère que vous allez bien ! Bienvenue pour ce 5ème mot du challenge des Entrepreneuses créatives, le mot du jour est PRODUIT/ SERVICES ! 



Bon, on ne va pas se mentir, celui ci est plutôt facile à répondre tant je pitch régulièrement sur mon projet, mais je le trouve très intéressant tout de même. 

Je suis une professionnelle du loisir créatif et je propose des ateliers, des kits créatifs ainsi que de la création de contenus, que ce soit pour les particuliers ou les professionnels. 

Depuis 18 mois je me spécialise dans le marché professionnel car il faut savoir choisir ses combats, et clairement, je n'arrivais plus à tous les mener ^^ Mon site en ligne fonctionne pour les particuliers, mais c'est pour le moment ma seule offre qui leur est destinée. 


Je passe beaucoup de temps à chercher, tester, écrire, proposer du matériel et des formes originales, qu'on ne voit pas ailleurs mais qui sont tout de même suffisamment rassurant.es pour que vous ayez envie de vous lancer dans l'aventure !

J'ai passé beaucoup de temps à essayer de ne sélectionner qu'une seule de mes 3 activités, et très honnêtement j'en suis incapable. Par contre, depuis le mois de janvier j'ai beaucoup avancé sur mes réflexions et je sais aujourd'hui vers où j'ai envie d'aller. Je ne ressent plus aucun complexe de l'imposteur à programmer des ateliers avec mes clients et à ne pas les animer. Ce n'est pas que je n'aime plus, c'est juste que je ne peux pas être partout tout le temps ! Et puis quand je suis en atelier, c'est un peu la cerise sur le gâteau ! 

Depuis janvier également, j'ai envie de me spécialiser de plus en plus dans l’essentiellement (et les demandes de mes clients vont vraiment dans ce sens !), d'imaginer un MOMENT et d'en préparer tous les détails. 


Bref, les idées vont et viennent, mais je reste dans l'envie de FAIRE... c'est le plus important, non ?
A très vite !




Hello les Makers !

Bienvenue pour ce 4eme jour du challenge des entrepreneuses créatives !
Le mot du jour est MARQUE.

Bon,je pense que vous connaissez à la connaitre cette marque, tout du moins, je l'espère ^^

Ma marque, j'ai mis longtemps à l'assumer. Au départ, vous vous souvenez, j'ai crée un lieu pour FAIRE. Un lieu dans lequel on se sent "comme à la maison". Un lieu avec du matériel créatif, des ateliers, un lieu pour apprendre, échanger, se retrouver. Je pense que de ce coté là, le challenge a été 100% réussi quand je vois le nombre de personnes qui sont venus dans ce refuge dans des moments de vie où ça n'allait pas forcément. 

 


 


Par contre, la marque Maison des Makers, ça a été une autre histoire qui n'a réellement débutée qu'au moment du lancement de la gamme de kits, lors du premier confinement de 2020 et elle grandi petit à petit. D'ailleurs, j'ai été extra surprise aux salons d'automne de rencontrer des personnes qui la connaissait déjà ! 

En ce moment, je travaille énormément au développement de celle ci, afin de la rendre ludique et surtout lisible. Une grande partie de mon travail depuis le début d'année est de segmenter les gammes de produits et les rendre plus visibles. J'ai bien compris lors des salons justement que ce n'était pas si clair pour vous. Le développement de la gamme ados (Tokyo Kawaii) cet automne et début d'hiver a été un vrai révélateur. Des fois il ne faut pas grand choses pour avoir un déclic et ça a été le mien. 

 


 

 

L'autre déclic a été de proposer plus de produits pour le jeune public également. Parce que le loisir créatif est encore (trop) associé à l'enfant et que je propose beaucoup de kits pour les adultes. Attention, cela ne veut pas dire que je ne vais plus proposer de kits pour les adultes, mais je vais réorganiser mes ratios ^^

J'ai passé beaucoup de temps et d'énergie depuis 4 ans à essayer de convaincre des personnes qui n'étaient pas nécéssairement intéressées par le DIY en pensant les convertir. Mais j'ai fini par admettre que la somme d'énergie dépensée pour y arriver était trop importante par rapport aux résultats et que je devais surtout me rapprocher des personnes qui sont intéressées par les loisirs créatifs. 

Attention, ce n'est pas une solution de facilité, bien au contraire car c'est souvent un public averti qui sait déjà très bien ce qui existe sur le marché et sera ainsi moins sensibles aux "kits découverte".


Si je réfléchi à l'avenir, j'ai vraiment envie que ma marque se développe en France, mais également en Europe. Je commence à traduire certains kits, et j'ai de plus en plus envie de me tourner vers le marché anglophone. J'ai également beaucoup retravaillé les packagings pour faire en sorte qu'elle soit un peu moins artisanale et plus lumineuse... mais pas de panique, au fond je reste la même !


A très vite 




Challenge des entrepreneuses créatives 2023#4 - Marque

15 janv. 2023

 Hello les Makers, 


J'espère que vous allez bien ! Nous continuons ce joli challenge à un rythme qui m'est tout particulier, mais la période est plutôt intense par ici... 

2023... J'ai envie de vous dire que l'année 2023 sera la continuité des décisions prises en 2022 - déprime de fin d'année en moins. 

Mais bien entendu, plus le temps avance et plus les idées fusent. Après avoir essayé de les canaliser en fin d'année 2022, j'ai décidé qu'au contraire, je devais les laisser éclore quand l'envie m'en prenait. Plutôt que d'essayer de tout rationaliser, j'ai envie de lancer mille projets et de voir ce qu'ils donnent. Si ça le fait - ou pas, si cela me rend heureuse - ou pas, si ça vous plait - ou pas. 





Je vais continuer dans mon cheminement de travail en priorisant la partie professionnels et non la partie  particuliers - même si cela me manque beaucoup. J'ai vraiment besoin de me concentrer sur des prestations qui me permettent de me démultiplier prioritairement à celles qui me contraignent à disperser mon énergie (parce que je vous assure que pour remplie des ateliers, il en faut de l'énergie !). N'allez pas croire que cela soit le choix de la passion, mais c'est bien la raison qui parle par ici ! Et ce rôle de chef d'orchestre me plait beaucoup finalement, il faut juste que je trouve un juste milieu plus équilibré et que je fasse quelques apparitions en ateliers de temps en temps pour regonfler ma jauge. 

 

Cette année, je développe également un nouveau service : la création de contenus pour des marques. Je propose des idées d'objets à fabriquer selon leurs gammes de produits et à partir de cela je prépare des pas à pas photos ou vidéos. Je ne sais pas encore si je vais pouvoir communiquer sur cette partie là de mon travail mais je le pourrai certainement pour certains clients. J'ai déjà signé plusieurs contrats et cela me rend réellement heureuse de pouvoir développer cette partie de l'activité ! 



Je commence tout juste à m'installer dans ce nouveau local que j'ai depuis début Octobre. Ce n'est pas facile de (re)trouver ses repères tous les jours, je cherche encore mon "bazar organisé" et j'essaie de me souvenir qu'est ce qui pourrait être avec quoi pour retrouver mes petits certains jours. 

Je me sens de mieux en mieux dans la "nouvelle" Maison des Makers (qui est une vraie maison !) et j'espère l'ouvrir au public au printemps (ne me demandez pas "quand" au printemps ^^) pour organiser de temps en temps des ateliers. 


Depuis 3 semaines, j’enrichis et je réorganise la gamme de kits : nouvelles gammes de produits, sorties en plusieurs coloris, harmonisation des visuels et des notices, traductions en anglais... Et puis ce qui m'occupe également, c'est d'essayer de trouver des solutions pour ne pas augmenter les prix... J'ai beaucoup travaillé sur les packagings afin de conserver les prix actuels et améliorer les frais de port, et les résultats me plaisent beaucoup !


Après une fin d'année catastrophique coté website, tout semble rentré dans l'ordre et c'est tant mieux ! J'ai retrouvé le chemin de la newsletter et des réseaux sociaux et je proposer désormais également mes produits sur des nouveaux canaux de distribution comme Etsy. Autre objectif 2023 : se (re)pencher sur toutes les histoires de référencement et communication afin que vous soyez au courant des actualités de Makers ! 


C'est chouette de noter ses intentions, je viendrai fouiner dans quelques mois pour vois si je m'y suis tenue ^^


A très vite ! 




 Hello les Makers ! 

On se retrouve pour ce 2ème jour (en retard ahah) du défi des Entrepreneuses Créatives ! 

Le mot du jour est "Débuts" et je trouve ce mot vraiment intéressant... A quel moment débute réellement l'activité ? Au moment où les statuts sont déposés ? Au moment où on débute le business plan ? Ou bien avant, quand on fait ses choix de vie tel le choix des études ? 


Je pense que mon esprit entrepreneurial a débuté à la naissance de mon ainée fin 2009. A l'époque, j'ai eu l'envie de faire des petites boites cadeaux (breaking news, nous attendions toutes des bébés avec mes copines à cette époque là ^^) regroupant à la fois un petit body customisé, un bonnet tricoté, une peluche et un petit jouet. 

Je sourçais les produits à droite à gauche, j'en fabriquais quelques uns et j'en ai vendu quelques dizaines. C'était avant l'époque des boxes, ça n'existait pas du tout, et le temps que je me lance, les grands acteurs que l'on connait sont arrivés sur le marché ^^. Comme dit toujours mon mari : tu as été trop précurseure ^^ 





Après ça, il y a eu ma première micro entreprise de vente de tissus et de mercerie, les bijoux... bref, cela fait un moment que j'ai des side projets en complément à mon job qui m'a pourtant toujours bien occupé et la peur au ventre de me lancer. 

La suite, vous la connaissez déjà certainement : au moment de reprendre après mon congé parental, l'entreprise dans laquelle je travaillais depuis 10 ans a fermé, et j'ai bénéficié d'un licenciement économique, soit 2 ans pour choisir et mettre en œuvre ma future nouvelle vie !


Est-ce que ça a toujours été évident de me lancer ? 

Non pas du tout ! Je ne vous raconte pas le nombre de fois où on m'a traitée de "marchande de tapis" dans ma famille et le nombre de freins que cela a crée. 

J'ai déjà souvent parlé du syndrome de l'imposteur, et vous savez quoi ? Il ne disparait jamais vraiment, il faut juste lui donner des sacrés coups de pieds le matin quand on se lève. Est ce que j'aurai imaginé avoir autant développé le projet il y a 5 ans ? 

Absolument pas, même si finalement il ressemble beaucoup à l'image que j'en avais (sauf la partie fermeture de la boutique, je ne m'attendais pas du tout à "subir" le présentiel boutique). Les kits étaient déjà présents dans mon business plan, mais mon syndrome de l'imposteur m'a longtemps bloqué sur cette partie là... pourquoi proposer des kits alors qu'il y en a déjà tout plein en magasin ? Parce que mes idées ne sont pas celles des autres bien entendu ! 


On se retrouve très vite pour la suite de l'aventure ^^ 






Challenge des entrepreneuses créatives 2023#2 - Débuts

7 janv. 2023

Hello les Makers !

Si vous me suivez depuis un moment déjà, vous commencez à me connaitre ! 

Moi c'est Caroline, aka Caro. Je suis entrepreneuse créative depuis presque 5 ans, mais avant ça j'étais blogueuse maman et DIY (oui je ne suis jamais rentrée dans une seule case ^^). Je suis également maman de 3 kids (je n'ose plus dire enfant vu la taille qu'ils commencent à faire), j'habite à Toulouse - et ça c'est nouveau par rapport à l'année dernière ^^

 


 

J'aime fabriquer des objets depuis toujours, je me rappelle encore des mes années de 6eme et 5eme lorsque je sortais hyper tôt (si toi aussi tu as un ado tu sais ^^) et que je passais du temps à créer des habits pour mes poupées un peu en cachette (trop la honte) ou des maisons pour Playmos que je construisais en carton ou en bois dans le sous sol familial. J'ai eu ma première MAC à moi pour mes 19 ans, et encore à l'époque je me cachais un peu pour coudre, mais j'adorais inventer des petits coussins-monstres (bon par contre, les ourlets ça n'a jamais été mon truc ^^)

J'ai crée la Maison des Makers il y a 4 ans à Montpellier. C'était initialement une boutique créative dans laquelle j'avais à cœur de se faire rencontrer des personnes qui ont envie d'apprendre à FAIRE mais en 4 ans, les choses ont beaucoup changé. Je ne vais pas vous refaire l'actu des 4 dernières années, mais en gros je n'étais plus heureuse entre mes 4 murs et j'ai eu envie, une fois de plus, de changer les lignes et de fermer la boutique de Montpellier. Non sans déception ni tristesse, mais je savais que c'était la bonne décision à prendre. 

Pour autant, La Maison des Makers ne s'arrête pas, bien au contraire ! Elle est maintenant installée dans le sud de Toulouse, ma région d'origine et propose toujours autant de kits créatifs ainsi que d'ateliers DIY destinés aux entreprises et aux collectivités. 


Il y a moi, mais il y a également ELLES dans l'histoire de la maison des Makers ! J'ai vite été amenée à rencontrer des nanas super qui elles aussi étaient passionnées par l'envie de FAIRE et de le transmettre ^^ Il y a eu Maud, il y a eu Laurine, et maintenant il y a Agathe, Wendy, Lydia, et j'espère dans quelques mois Stéphanie, Joséphine, Isabelle et pleins d'autres ! La Maison des Makers c'est également ça : une agence d'animatrices d'ateliers qui va tout donner pour vous apprendre à FAIRE ! 


A très vite pour la suite de l'aventure !! 




Challenge des entrepreneuses créatives 2023#1 - Moi

3 janv. 2023

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